Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Rappel de Dieu
  • Le Rappel de Dieu
  • : Ce blog est destiné à tous les musulmans qui cherche à se rapprocher d'Allah par Sa Parole et celle de notre bien aimé prophète(saw). Par ailleurs, les non- musulmans qui veulent apprendre ou s'intéresser l'islam et ses innombrables richesses sont les bienvenues. Des thèmes, des histoires, de la spiritualité..y sont abordés. Contact : le-rappel@live.fr vos suggestions sont les bienvenues. ACCUEIL
  • Contact

Evènement

Thème du moment

Vaincre les tentations

 

La lutte contre les tentations, le plus souvent appeller en arabe " jihad nafs" littéralement  "effort contre son égo", implique pour le musulman de faire les efforts pour aboutir à une maitrise de soi.

Cela suppose un effort intellectuel pour disserner la limite entre le bien et le mal, entre le "hallal" et le" hram", entre la bonne action et la mauvaise action.

Cependant, l'effort intellectuel ne suffit pas. En effet, il est necessaire d'agir en consequence pour arriver à gérer et à controler son instinct et ses pulsions . Pour cela le croyant doit se contenir en étant maître de son ego.

C'est pourquoi le musulman est appeller à délaisser l'illicite pour parfaire son caractère et à se rapprocher du modèle, à savoir le prophète Mohammed (saw).

      Qu'Allah face de nous des musulmans sincères.

Allahouma amine.

Archives

22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 23:11

En ce mois béni du ramadan, il est important de mettre à plat ses défauts et dépendances. Faire face à ses dernières,  permet de se responsabiliser et de se libérer de la prison de ses passions.

Alors chers frère et soeur, ne buvez plus de cette boisson impérialiste qui ne nous cache sa véritable composition.

Pourquoi le coca-cola est-elle la seule boisson dont on connait pas la recette exact? Y'a t-il un ingrédient tellement atroce pour notre santé que l'entreprise se doit nous le cacher?

 

Bon visionnage :

 


Repost 0
21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 21:11
C'est un rappel sur une vision réaliste des comportements consuméristes des individus dans la société dans laquelle nous vivons actuellement. Une critique très intéressante de Yamin MAKRI.

Repost 0
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:57

dossier_trop-manger.jpg

Selon cet article du journal 20 minutes les musulmans consomment avec éxès durant le ramadan. Un tel comportement va bien évidement à l'encontre de l'esprit même du ramadan. Ce mois sacré doit être un moment dans lequel nous devons prendre des résolutions pour mieux manger et de façon équilibré. Malheureusement la société de consommation à eu raison sur beaucoup de musulmans....

CONSOMMATION - Les ménages musulmans augmentent leurs achats de 30% durant cette période...

Malgré la crise économique, le ramadan va se traduire par une forte hausse des dépenses alimentaires des ménages musulmans. «C’est l’occasion de se faire plaisir et d’améliorer le quotidien des repas surtout quand on accueille la famille et les proches», explique Abbas Bendali, le directeur du cabinet de marketing spécialisé Solis. Il évalue à 30% la hausse du caddie moyen durant la période qui doit démarrer vendredi. L’an dernier, sur les cinq millions de Musulmans présents en France, 82% d’entre eux ont jeûné du lever au coucher du soleil.

Les achats de viande vont peser le plus sur le budget

Pour compenser les privations de la journée, la nuit est marquée par la consommation d’une profusion de denrées. Les achats de viande vont peser le plus fortement dans le budget des ménages. Les feuilles de brick, les dattes, le lait fermenté et les soupes traditionnelles du Maghreb, l’harira et la chorba devraient également connaître un pic de ventes. Idem pour les sodas, colas, boissons fruitées, jus de fruit du rayon frais et les fromages à pâtes fondues utilisés dans l’élaboration de plats orientaux. Dans une moindre mesure les produits de charcuterie, les yaourts nature ou aux fruits, le couscous en graines, les bouillons en cube et les sauces à base de tomate seront également plus présentes sur les tables des consommateurs durant les trente jours à venir.

Solis évalue le marché à quelque 350 millions d’euros. Une aubaine pour les industriels et les distributeurs. En effet, le marché du halal pèse plus que le bio avec un chiffre d’affaires annuel de 4,5 milliards d’euros. L’essentiel (73%) est dans les mains des commerces traditionnels (boucheries musulmanes, supérettes orientales, marchés…). La restauration hors-domicile type kebab happe 20% des ventes. Les grandes et moyennes surfaces (GMS) ne récoltent que 7% des parts de marché, même si elles progressent grâce notamment aux produits élaborés.

La grande distribution tente de percer

Aux côtés des marques historiques (Dounia, Isla Délice, Rehalal…), des acteurs comme Fleury Michon, Herta, Knorr, Labeyrie, Liebig ou Maggi ont initié une déclinaison halal de leurs produits. Mais les distributeurs ne sont pas en reste. Casino a lancé l’an dernier sa gamme halal. Tout comme Carrefour. Cette année, l’enseigne a créé un catalogue spécial ramadan de 25 pages, une première, valable du 4 juillet au 11 août. Le groupe Casino (Géant/Casino, Hyper Casino, Casino) n'est pas en reste avec la diffusion d'un prospectus spécifique de 20 pages valable du 11 au 21 juillet. Idem du côté d’Intermarché et d’Auchan. «La grande distribution a longtemps sous-estimé ce marché qui aujourd’hui mobilise un véritable plan d’action de la part des enseignes», décrypte Rodolphe Bonnasse, directeur général de CA Com,  groupe de communication dédié au retail. Et ça marche. D'après les dernières données de Nielsen, les ventes en GMS atteignent 69 millions d'euros depuis janvier, en hausse de 7,4% sur un an.

«Le réseau GMS poursuit le développement de son offre halal, avec une stratégie merchandising volontariste», abonde Solis. Mais la marge de progression reste élevée. En effet,  le taux de satisfaction de la localisation du rayon halal dans les grandes surfaces varie de 34% à 72%, selon les enseignes fréquentées et les régions d’implantation, d’après un récent sondage mené par Solis. Globalement, une majorité des personnes interrogées regrette la gamme restreinte de produits halals proposés (51%), le manque de choix dans les marques (54%) et l’insuffisance des offres à un prix intéressant (52%).

Repost 0
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 19:27

A l'occasion de la nouvelle année du calendrier grégorien, qui n'a rien à voir avec notre Prophète Jésus (AS), nous vous souhaitons de bien visionner cette vidéo et de réfléchir avant de rejoindre le diable ce soir.



Repost 0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:15

racisme.jpg(Ô vous les hommes ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons partagé en peuples et en tribus afin que vous vous connaissiez. Le plus honorable d’entre vous auprès d’Allah, c’est le plus pieux ).[1]

 

Abû Dhar (t) relate qu’il dénigra la mère d’un homme lors d’un échange de propos. Vexé, l’homme alla se plaindre au Prophète (r) et lorsque ce dernier eut l’occasion de rencontrer le coupable, il le blâma en ces termes : « Abû Dhar ! Tu es un homme qui a un comportement de l’ère païenne. »[2]

 

Certaines versions précisent que l’homme en question était Bilâl l’abyssin et qu’Abû Dhar lui lança : « Hé fils d’une Noire ! »[3]

 

Dans un autre Hadith, le Prophète (r) soutint à Abû Dhar : « Sache qu’un blanc ne peut être mieux qu’un noir si ce n’est par la piété. » [4]

 

Il faut savoir que Bilal (t), le Muezzin du Prophète (r) fut un esclave affranchi par Abû Bakr. Pourtant, ‘Omar le deuxième Khalife se plaisait à dire : « Abû Bakr notre maître a affranchi Bilâl notre maître. »

 

[5] Certaines annales rapportent également que le Prophète (r) maria Bilâl a une fille des Banû Bukaïr.[6] Selon Abû Nadhra, le Messager d’Allah (r) déclara lors du sermon au cours du Pèlerinage d’Adieu à Mina (pendant les trois derniers jours du pèlerinage) : « Ô gens ! Vous avez un seul Dieu et vous venez d’un seul père ! Il n’y a pas de différence entre un arabe et un non arabe ni entre un blanc et un noir si ce n’est par la piété. »

 

[7] Selon Abû Huraïra (t), le Messager d’Allah (r) a dit : « Allah vous a abrogé la fierté de l’ère païenne et l’honneur des ancêtres. Il existe désormais deux catégories d’hommes : un croyant pieux et un pervers malheureux. Vous êtes les fils d’Adam et Adam est de terre. »[8]

 

Toujours selon Abû Huraïra, on demanda au Messager d’Allah : « Quel est le plus honorable des hommes ? - Le plus pieux d’entre eux répondit-il. - Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons. - C’est Yûsouf, qui est un prophète d’Allah, fils d’un prophète d’Allah, qui lui-même est le fils d’un prophète d’Allah. - Ce n’est pas sur cela que nous t’interrogeons. - Vous m’interrogez alors sur les minerais arabes ? [Les hommes sont comme les minerais d’or et d’argent,] les meilleurs d’entre vous à l’époque païenne sont les meilleurs d’entre vous dans l’Islam s’ils comprennent leur religion. »[9]

 

Comme le dit si bien ‘Omar ibn el Khattâb : « Nous étions le peuple le plus vil et Allah nous a donné la gloire avec l’Islam. Mais si nous cherchons la gloire avec autre chose que l’Islam, Il va nous ramener comme nous étions. »[10]

 

 

 

[1] Les appartements ; 13 voir : Fath el Bârî d’ibn Hajar el ‘Asqarânî (10/468). [2] Rapporté par el Bukharî [voir : Fath el Bârî (1/84 et 10/465)] et Muslim (1661). [3] Voir : Fath el Bârî (1/86). [4] Rapporté par Ahmed dans el Musnad (5/158). [5] Rapporté par el Bukhârî (3754) [6] Rapporté par Abû Dâwûd dans el Marâsîl (229). [7] Rapporté par Ahmed dans el Musnad [voir : el Fath e-Rabbânî (12/226)]. [8] Rapporté par Abû Dâwûd dans son recueil e-Sunan (5/339-340) et e-Tirmidhî (5/734-735). [9] Rapporté par el Bukharî [voir : Fath el Bârî (6/525)] et Muslim (2378). [10]Voir : Silsilat el Ahadith e-Sahîha de Sheïkh el Albânî (1/50).

Repost 0
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 21:49

Le mois du ramadan est un mois de forte intensité et de lien avec notre religion et notre communauté.

Participez aux oeuvres de charité, rendez visite à vos frères, fréquentez tous les jours les mosquées pour profiter des moments de groupe et d'intimité avec Allah prendant les quiyams, salat fajr, salat taraweh....

 

 

Repost 0
18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 00:19

 Windows-7-Theme-Ramadan-Kareem.jpg

Un extrait de " Quelques lettres du coeur" du Pr. Tariq ramadan. Un texte plein d'émotions et d'intensités, qui fait parfois rappeller notre tendre enfance durant les mois du ramadan passés...

 

Tu te souviens encore, à n’en point douter, de cette façon que tes parents avaient d’accueillir le mois de Ramadan. C’était à l’image de tout ce qui concernait la religion d’ailleurs … tout était mêlé, les habitudes, la culture de là-bas, les traditions des anciens et de la famille. Enfant, tu vivais et tu recevais tout, naturellement, sans grand discernement : tu sentais la présence de dieu, tu y croyais, tu pratiquais parfois, sans trop savoir exactement le sens de tout cela, le fondement des principes, le pourquoi ou le comment. Tes parents ont transmis sans grands discours, sans trop d’explications ou de théories. Le Ramadan était un moment particulier, quelque chose changeait, on se privait de manger et de boire, pour Dieu sans l’ombre d’un doute, mais c’était surtout un formidable moment pour la famille. Tout n’était pas clair mais quelque chose de profond t’a été donné. Au delà de tout, le mois de Ramadan est un mois que tu sentais, et que tu sens encore.


Aujourd’hui, autour de toi, quelque chose a changé. Hier, tu sentais pourtant, sans explications, qu’une dimension intime accompagnait le jeûne. Dans la simplicité, on essayait de changer, de réformer son comportement, d’être plus généreux, de se rapprocher de Dieu. Malgré les traditions ajoutées, malgré parfois les trop nombreux festins, malgré les excès, la foi se manifestait avec quelque intensité. Tes parents savaient te faire sentir la présence de Dieu.
 
Voilà que l’on cherche désormais à faire de ce mois un simple moment de la convivialité, où l’on festoie, mange du couscous la nuit, avec cette petite «touche» d’atmosphère exotique et orientale qui fait son originalité. Le Ramadan devrait devenir l’expression positive et enjouée de la présence des Orientaux en Europe. Ainsi, ces derniers ajouteraient un divertissement à tous les autres divertissements connus sous nos latitudes … Le pouvoir colonisateur de la culture dominante aurait cette force d’intégrer le mois de jeûne et ses nuits non au creuset de l’effort spirituel de la privation (qui ne serait plus qu’un prétexte) mais plutôt dans la liberté offerte à ces nuits de veilles … Durant le mois de Ramadan, on se retrouve en famille et entre amis pour se laisser aller… vivre la nuit, sortir, discuter autour des cafés, organiser des soirées embuées. Et tant mieux si les «non-musulmans» participent à la fête : le sommet de l’intégration, c’est aussi cette contribution d’orientaliser les Européens, même si, à la vérité, on a quelque peu européanisé «quelque chose» qui nous vient d’Orient. Un mois de Ramadan très «culturel» … une preuve, s’il en est, que la culture dominante ne fait pas de quartier.

Tu peux sourire, mais il ne faut pas te tromper. Derrière ces manifestations amicales et «bon enfant», il reste l’idée que la contribution de ta présence est surtout positive dans la fête… tu es accepté si tu sais m’amuser. La société de consommation propose une intégration «new look», une «intégration par le divertissement» : tu vaux par ta capacité à te distraire, à t’oublier … à faire oublier. Est-ce donc cela? A l’heure où ta quête est intérieure, à l’heure où tu te souviens de Dieu, du sens de ta vie, de la réalité de toutes les misères et de toutes les pauvretés… à cette heure donc, tu n’aurais rien d’autre à donner, à partager, que l’oubli de soi. Le mois de Ramadan est une école de la vie où pourtant tu apprends exactement le contraire : ici, tu retrouves le sens de l’effort, tu renoues avec le questionnement des profondeurs de la conscience, tu es, enfin, au-delà de ce que tu as et tu cherches à illuminer ton cœur, près de Dieu, au service de l’humanité.
 
Quelle responsabilité est la tienne ! Si tu savais ! Au cœur de cet Occident, tu es un témoin et un rappel. Pendant le mois de Ramadan, pendant la fête et tout au long de l’année, tu portes une lumière. Quand, autour de toi, tant et tant d’êtres cherchent à oublie pour supporter la vie, se noient dans le bruit, les lumières, les psychédéliques et la nuit, quand être se confond avec consommer, quand le mal-être se cache derrière l’agitation, quand la pauvreté s’est banalisée avec son lot «normal» de sacrifiés … alors ta présence doit exprimer le sens, la spiritualité, la solidarité. Offrir le silence, vivre la prière et la méditation, chercher la paix illuminée de la nuit et, profondément, la transparence du jour. Aux jours des servitudes, devenir le témoin de l’effort, ami de la vraie liberté. Le mois du Ramadan est la quête d’un mois, à vivre toute l’année. Sur la route, tu rencontreras sûrement une femme ou un homme désireux de comprendre et de te questionner : heureux, si tu sais lui montrer que tu es son miroir, rappel de la foi, ami de la dignité

Quelques lettres du coeur, Page 42,43,44
Tariq Ramadan, 20 octobre 2002

Repost 0
12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 20:20
Malheureusement, le ramadan n'est pas toujours vécu comme un mois de spiritualité profond, en effet beaucoup dans notre communauté font de l'excès et de la consommation de masse presque une obligation...qu'Allah nous guide et nous inspire à faire correctement notre jeûne.


 
Repost 0
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 14:23

Suite et fin de l'extrait du livre au sujet du despotisme et de la corruption.

 

fort.jpg

 

Le Combat

 

L’auteur commence ce cinquième chapitre en montrant la différence de comportement à travers l’exemple d’un combat bien incrusté dans l’histoire, entre chrétiens, dont le précepte est de tourner l’autre joue s’il sont souffletés, et musulmans, diabolisés et accusés de terrorisme, à savoir : Les Croisades du Moyen-âge. Lorsque les croisés pénétrèrent à Jérusalem, ils égorgèrent 70.000 habitants, puis leur chef écrit au Pape lui annoncer que les sabots de leurs chevaux pataugeaient dans une mare de sang des musulmans… Mais lorsque les musulmans, sous l’égide de Salah Eddine (Saladin !) récupérèrent la ville et annoncèrent une amnistie générale, ils permirent à leurs ennemis de quitter sains et saufs. (...)

En fait, le musulman n’a pas le droit d’attaquer, de commencer une agression, et s’il doit répondre à une attaque, la réplique ne doit jamais dépasser le degré de l’agression est-il dit :

 « Quiconque alors vous agresse, agressez-le dans la mesure de son agression contre vous. Craignez Allah et sachez qu’Allah Est avec ceux qui craignent » (al-baqara, 194).

 « Et s’ils s’inclinent vers la paix, incline-toi aussi et fie-toi à Allah. Il Est, Lui, l’Omni-Audient, le Tout-Scient » (al-anfâl, 61).

 

L’Islam, comme il prescrit que le combat soit pour repousser une agression, prévoit qu’il faut se prémunir contre la sédition, et échafaude sa doctrine du Jihad sur l’idée de « Nul contrainte en la religion », car la contrainte ne constitue jamais une foi. C’est pourquoi le Prophète a la mission de rappeler seulement :

 « Rappelle donc, tu n’es qu’un rappeleur : tu n’es pas un dominateur pour eux » (al-ghachia, 21, 22).

 

L’Esclavage

 

L’esclavage, sur l’épaule duquel s’éleva la civilisation Romaine, Grecque, Perse ou autre, continuait à se déplacer entre l’Orient et l’Occident jusqu’au début du siècle dernier. Cette tare sociale, la religion ne la reconnaît point, et les Prophètes Jésus et Mohammad (saws) ne l’admettaient pas, bien que les palais de ceux qui gouvernèrent, au nom de ces deux Prophètes, regorgeaient de ces opprimés.

 Il est étonnant de voir, précise l’auteur, combien une jeunesse formée à la culture occidentale, impute à l’Islam cette imperfection d’esclavagisme, sous toutes ses formes, et reporte à l’Occident seul le mérite d’avoir mis fin à l’esclavage !

 
Avec courage, El Ghazali ne nie point la part qu’assument quelques musulmans, qui rabaissèrent les enseignements de leur religion jusqu’à l’abjection. Mais c’est avec raison qu’il met ce crime à sa juste place, et signale en passant, que la guerre entre le Nord et le Sud, en Amérique, éclata pour mettre fin à l’esclavage qui ternissait la face de ce continent. Et là d’ajouter : L’Islam faisait-il part de l’esclavage en Amérique ?!

 
Quand vint l’Islam, l’esclavage était un des pivots de la vie économique et sociale dans le monde. Ses causes et ses raisons dépendaient des concupiscences et des orgies des forces gouvernantes. Inutile d’ajouter que le Qur’ân est le seul Texte divin qui incite à l’élimination de cette défectuosité sociale, à libérer ces opprimés, malgré la difficulté que cela représente au propriétaire de l'esclave :

 « Il n’a pas affronté l’obstacle. Et que sais-tu qu’est-ce que l’obstacle ? C’est l’affranchissement d’un esclave, ou bien nourrir en un jour de famine, un orphelin d’une certaine parenté, ou un miséreux en grande nécessité » (al-balad, 11-15).

 

En fait, il n’y a aucun texte, ni dans le Qur’ân ni dans la Sunna du Prophète (saws) qui ordonne ou permet l’esclavage. Par contre, on trouve des centaines de textes qui appellent à les traiter humainement, à les instruire, et incitent à leur émancipation. Il est à noter que l’Islam ordonne la libération des serfs ou des esclaves, surtout si ceux-ci le désirent :

 « ...Et ceux qui demandent l’affranchissement par écrit, si vous trouvez du bien en eux, et donnez-leur des biens qu’Allah vous A Donnés. Et ne contraignez pas vos filles esclaves à la prostitution, quand elles désirent la continence, pour vous procurer les vanités terrestre. Et quiconque les contraint, alors Allah, après qu’elles avaient été contraintes, Est Absoluteur, Miséricordieux » (an-nûr, 33).

 

Une des vérités à mettre en lumière est que l’Islam établit ses dogmes et ses principes de sorte que tous les êtres humains jouissent d’un degré égal de liberté et de droits, et prohibe de porter atteinte ou d’agresser la liberté d’autrui. L’Islam n’a point fait de l’esclavage un sixième à ses cinq piliers, mais bien au contraire, il vise à assainir le monde, à le délivrer des tumeurs du despotisme, afin que la pensée libre puisse pénétrer tous les domaines.

 

Rayons de liberté

 

La nature du bien est la clarté d'agir librement, quant à la nature du mal c'est le mystère louche et l'ambiguïté. L'homme franc ne craint rien si jamais ses actes sont rendus publiques, tandis que le malveillant fera tout pour cacher des coins d'ombre de sa vie ou de ses actes. Même remarque pour les gouvernants. C'est pourquoi le despotisme politique, en tout temps et en tout lieu répugne la liberté de critique. Cette liberté qui est une des caractéristiques de l'Islam, qui consiste à entraver les recoins du despotisme. Bien plus, il fit de la critique et de la guidance une obligation qui suit la foi :

 "Vous étiez la meilleur communauté produite pour les hommes : vous commandez le bon usage, vous interdisez le répréhensible, et vous croyez en Allah" (al-Imran, 110).

 

D'un autre coté, on ne peu ignorer la relation entre l'individu et la communauté où il vit, ni ignorer la réciprocité entre l'individu et son environnement. S'entre recommander la vérité et la patience, au profond sens du terme, est un des pivots de la prospérité :

"Certes, l'être humain est sûrement en perdition : sauf ceux qui devinrent croyants et ont les œuvres méritoires, et se conseillent la vérité, et se conseillent la persévérance" (al-'asr 2,3).

 Le musulman a l'obligation d'éviter de conseiller le mal, et de conseiller le bien, de assainir la société de ses dépravations. Son message sur Terre n'est seulement pas sa personne mais toute la société :

"Le croyant et la croyante sont protecteurs les uns des autres. Ils commandent le convenable et interdisent le répréhensible, accomplissent la prière, s'acquittent de la Zakât, obéissent à Allah et à son Messager. Ceux-là, Allah leur Fera Miséricorde. Certes, Allah Est Invincible, Sage" (at-tawba, 71).

Cette position s'applique et se professe sous le critère précis que dicte le Prophète (saws) : "Le musulman est le frère du musulman, ni il lui est injuste, ni il le trahit". C'est pourquoi l'Islam prescrit trois principes qui se complètent : Refouler l'injuste ; Prendre la défense de l'opprimé ; Inciter autrui à participer au refoulement de l'agression et de la fraude.

 
La fonction de tout gouvernement d'un pays musulman est d'être gardien de la foi, d'établir la justice, de veiller aux intérêts de la société. Si ce gouvernement penche vers l'abus, il est du devoir des peuples de le ramener au juste chemin ; s'il porte atteinte à la foi, plonge dans l'athéisme et l'injustice, il est nécessaire de le destituer de ses fonctions. Car se jouer des intérêts de la communauté et une odieuse catastrophe, prendre leur défense est une vraie obligation.

C'est pourquoi le Qur'ân insiste en plusieurs Versets à prémunir les musulmans de ne point fléchir à la tentation des dénégateurs :

 "O vous qui devîntes croyants, si vous obéissez à ceux qui devinrent mécréants, ils vous feront retourner sur vos pas, alors vous deviendrez des perdus " (al-Imran, 149). Et le Prophète (saws) de mettre en garde : "La pierre meulière de l'Islam tourne, tournez donc avec l'Islam où il se dirige. A savoir : le Qur'ân et le gouvernant se sépareront, ne vous séparez point du Livre. Vous aurez des gouvernants dévoyeurs, qui réalisent pour eux-mêmes ce qu'ils ne font point pour vous ; si vous leur obéissez ils vous égarent, et si vous leur désobéissez ils vous tuent".


A ceux qui se demandent que faire ? Le Prophète (saws) répond : "Une mort dans l'allégeance d'Allah est meilleur qu'une vie dans la désobéissance d'Allah". Dire la vérité, l'implanter dans une société est une politique qui ne doit jamais s'éloigner de l'esprit des imams et des réformateurs, assure Cheikh Ghazali.

 

 

Leçons du passé

 

Dans ce huitième et dernier chapitre, cheikh al Ghazali fait la synthèse de son œuvre en montrant comment l'islam est une croyance et un système, une croyance qui vivifie le cœur, et un système qui dirige la communauté. Passant en revue les différents régimes politiques qu'a connu l'application de l'Islam, il précise que le travail de la foi n'est pas seulement d'amender l'âme et de constituer l'être accompli, mais c'est un pivot profondément ancré autour duquel se greffe le système social, et l'intégrité de la gouvernance.

 
Veiller à l'éducation musulmane d'un être est une charge multi fonctionnelle : charge qui comprend : la rectitude personnelle, l'éveil de la conscience, l'esprit de fidélité sociale, l'élément de dévouement pour la réalisation du message divin.


Le gouvernement n'est considéré musulman que s'il établit le système prôné par l'islam pour consolider la foi qui donne vie, chaleur et prospérité au système de la communauté. Autant le gouvernement s'applique à cette charge, autant cela représente son rapprochement ou son éloignement de l'Islam. Nous regardons les Lois que l'Islam a Révélé dans le Qur'ân et la Sunna du Prophète (saws), dit le cheikh, comme un critère d'après lequel est évalué tout gouvernement. S'il les accomplit c'est un bon exemple, s'il manque à cette charge c'est un abuseur, un traître ou un apostat.

 
Cheikh Ghazali résume les principes fondamentaux et culturaux de l'Islam, tel que les a précisés l'Imam Hassan el Banna, où l'on trouvera les thèmes suivants :

"Le principe de la Divinité Unique ; la sublimation des instincts ; l'édiction de la loi concernant la rétribution et le châtiment ; l'établissement de la fraternité entre le gens ; relever le niveau de l'homme et de la femme en établissant la solidarité et l'égalité et en précisant la mission de chacun d'entre eux ; sécuriser la société en édictant le droit à la vie, à la propriété, au travail, à la santé, à la liberté, à l'enseignement et à la sécurité pour chaque personne, en délimitant les moyens de revenu ; contrôle des deux instincts : préservation de l'être et perpétuation de l'espèce, en régularisant les requêtes de nutrition et de progéniture ; la sévérité pour combattre les crimes capitaux ; assurer l'unité de la nation en éliminant toute sorte de discrimination ; imposer le Jihad pour assurer les principes de justice prônés par ce système ; considérer l'Etat comme représentant de l'idée, veillant à sa protection, et responsable de sa réalisation pour le bien de toute la communauté.


A quoi el Ghazali ne manque pas d'ajouter ce que le martyr Imam el Banna avait mentionné, des obligations que l'Islam a édicté, pour consolider la communauté :

 "La prière, le repentir et l'amende honorable ; le jeûne, l'abstinence et l'austérité ; s'acquitter de la zakat et faire le bien ; accomplir le Hajj, voyager et contempler la nature ; honorer le travail ; se prémunir de connaissance, d'études, de moralité ; encourager la solidarité sociale et le bon entendement entre le gouvernant et les gouvernés.

 

Conclusion

Dans sa conclusion, Ghazali aborde l'attitude de l'Occident par rapport à l'Islam. Si 14 siècles s'écoulèrent depuis la Révélation de l'Islam, durant les dix premiers le niveau culturel et économique des musulmans était de loin supérieur aux occidentaux. Cela revient à la nature de la religion et non à celle des gouvernants. Mais de nos jours, il n'y a pas un seul pays où les sources et les ramifications de la gouvernance reviennent à l'Islam.

La djahiliya fut de retour lorsque l'Occident s'empara de notre immense patrimoine et nous mit à pieds d'égalité avec ceux qui n'ont point de religion et peut-être un peu moins. La colonisation qu'a mené et mène l'Occident vise à l'appauvrissement des peuples, à l'usurpation des matières premières, à la création de systèmes fiscaux compliqués et déloyaux pour maintenir l'économie des pays conquis sous son emprise ; à priver les nations de leur liberté, de leur droits, de leur dignité et de leur éducation, les maintenant dans une condition subalterne, en réprimant toute tentative d'indépendance.

 

Et pour terminer il assure qu'incontestablement l'Europe et l'Amérique haïssent l'Islam, ses adeptes et leur langue. C'est pourquoi ils chantèrent à l'unisson avec le Sionisme et les Croisés pour éliminer cette religion, en faisant un recrutement général contre l'Islam et les musulmans.


A nous de choisir de vivre, dit-il, entre la servilité et son emprise, ou le retour invincible à la religion pure d'Allah.

Repost 0
6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:28

 

 

 

Mohammed. El Ghazali est un savant contemporain qui a traité du despotisme et de la corruption.

Ces sujets sont aujourd’hui au feu de l’actualité. M. El Ghazali analyse ces fléaux à la lumière de l’islam et met en évidence les conséquences désastreuses de ce mal.

 


"C’est le plus connu de mes livres, écrit lorsque j’ai attaqué le despotisme et la corruption de la gouvernance, sous le titre de « l’Islam et le despotisme politique »… C’était un des jours les plus importants de ma vie. Pour moi, ce fut un point d’élancement."

M. El Ghazali.

 

La première édition de ce livre date de 1949, en Egypte, en plein régime royaliste. Il se compose de huit chapitres, de longueur variée, ayant pour titre : Récolte amère ; Siège du mal ; Consultation et despotisme ; Religions et libertés ; Le Combat ; L’Esclavage ; Rayons de libertés ; Leçons du passé. Une courte introduction, et une conclusion un peu plus longue.

 De cette courte introduction, une phrase particulièrement est à relever car elle représente l’expression-clé de l’œuvre : De tous les habitants de la Terre, les musulmans sont ceux qui ont le plus besoin de guides-pionniers, qui leur favorisent les moyens de la dignité pour éliminer les complots et les abus.

 

Récolte amère

Ce premier chapitre parle des pays de l’Islam, en cette époque et celles qui la précèdent directement, époques qui comportent une double mesure de souffrance : le poids de la présence de l’occident colonisateur, qui campe lourdement avec ses armées d’une forte densité ; et la traîtrise des gouvernants qui lui cèdent honteusement, forgeries et grandes corruptions y compris.

 Il est étrange de voir comment les pays musulmans, qui n’ont pas été directement militairement colonisés ou qui sont cernés des frontières, à quel point la corruption y est beaucoup plus répandue. Comme si l’oubli était une des tares de nos peuples, et que nos ennemis en profitent pour renouveler leurs humiliations. Il est de mon devoir, dit le Cheikh, de troubler les tyrans en lançant un cri d’avertissement contre eux, en éclairant les victimes des conséquences de leur indolence et de leur inaction.

 

Religion et despotisme

Sous ce sous-titre, l’auteur démontre comment  l’Islam et le terrorisme sont deux contraires qui ne se joignent jamais, car les normes de l’islam dirigent l’être humain vers l’adoration de son Créateur, alors que la pratique du despotisme le mène vers un paganisme politique aveugle. Il est étrange de voir combien nombreux sont ceux qui travaillent sur le front islamique et qui ne se rendent pas compte à quel point les Constitutions et les lois viennent  en second lieu après l’éducation morale et la conscience.

 Mais le fait qu’elles viennent en second lieu n’empêche qu’elles soient en faveurs des opprimés, car il est impossible qu’elles soient en faveurs des despotes qui échafaudèrent leur gloire nonobstant l’humiliation des peuples. Car si la voix de la religion ne résonne point dans le combat pour la liberté, quand pourra-t-elle se faire entendre ?

 Dans ce livre, je défends la cause de l’Islam, dit le Cheikh, et je condamne ceux qui sont négligeant à son égard, même parmi ses adeptes. Je voudrais que l’on sache, dans tous les groupes et toutes les Institutions islamiques que le service qu’ils rendent à leur religion ne sera agréé, dans la voie de la rectitude, s’ils ne comprennent parfaitement les droits de l’homme et comment assurer foncièrement sa défense.

 L’expulsion des colonisateurs-voleurs est une obligation inéluctable pour chaque musulman, car le colonialisme a deux mâchoires : la corruption, à l’intérieure, et l’agression venant de l’extérieur. Et entre les deux mâchoires sont broyés les opprimés. Un coup mortel contre ces deux mâchoires portera secours à des milliers de suppliciés, à des milliers d’opprimés. C’est vers ce but magnanime que j’ai consacré ma vie. Car nul de nos jours ne peut fermer les yeux sur l’expansion de la corruption. L’occupant, les colonisateurs, se sont infiltrés dans toutes nos affaires, et chaque fois qu’une tentative de restauration commençait, ils s’empressaient de mettre les obstacles.

 Lorsqu’après la première Révolution, en 1919, l’Egypte eut sa Constitution en 1923, l’occupant s’ingénia à perturber la vie parlementaire. Les infractions qui coexistaient à l’époque sont innombrables, à ne citer que : le procès des armes avariées ; l’immense explosion des munitions ; le trafic d’importation des armes, du désert occidental, durant la guerre de la Palestine ; les 12 condamnations d’importations de vivres exprimés ; le manque énorme de juridiction ; la dilapidation des fonds publics dans plusieurs ministères. C’est pourquoi les escadrons (Kataeb) des frères musulmans sont partis au front pour déblayer  des tombes pour l’occupant qui intronisa tant de désastres.

 La Jouvence de l’Islam a été renouvelée grâce à la jeunesse, et la patrie retrouva une part de sa confiance, alors que l’occupant se retirait en se demandant : comment se fait-il qu'il y ait encore ce genre de combattants plein de vie, dans ce pays, malgré le fait de l’avoir privé des leçons de courage, et avons remblayé le pays par toute sorte de tentations et de démoralisation ?

 Tels sont les Kataeb musulmans qui ont combattu l’Angleterre, forte de sa force et de sa ferraille, secondée par l’Occident qui soutient son agression, face à cette jeunesse qui émigra au front, munie de sa religion et sa morale, quittant un monde de turbulence et d’impudence  vers un lieu où campent ces colonisateurs- voleurs. C’est alors que j’ai saisi l’envergure du sacrifice, précise l’auteur, que nous assumons en envoyant cette jeunesse au front.

 

Fallait-il leur épargner la mort ? Mais Allah ne les Epargne point du Martyr, c’est bien Lui qui dit : «  … Afin qu’Allah Voit ceux qui devinrent croyants, qu’Il Prenne des témoins d’entre vous – Allah n’aime point les injustes ». Car dans les grands combats, la moisson première se fait parmi cette élite de jeunes.

 

A ceux qui restent en arrière, incombe la tâche de purifier le front interne pour soutenir les combattants, et barrer chaque complot qui donne accès à l’occupant d’usurper les biens du pays, comme cela se passa des années durant sous le Traité de 1936, qui fut annulé.

 

Ce genre de Jihad, s’il est accomplit sincèrement, représente une participation effective avec les combattants, qui affrontent les colonisateurs qui quittèrent leur pays avec l’intention d’humilier ceux qu’Allah a ennobli, pour réduire à la misère ceux qu’Allah a contenté, et éloigner cette nation de sa religion, avec l’aide de quelques pervertis. Ces Kataeb combattent l’occupant  parce qu’ils aspirent à la liberté, à la justice et à la vertu, car ils sont les adversaires de l’esclavage, de l’injustice et de l’ignominie, quel que soit le lieu où cela se passe, et contre toute personne qui y prend part. Telles sont les valeurs islamiques qu’il faut renforcer et stabiliser dans la société musulmane.

 

Lorsque j’ai vu un soldat de l’occupation  mettre son pied sur la poitrine d’un ouvrier égyptien, et le battre férocement avec son fouet, j’ai tressailli de fureur, dit le Cheikh. Nous nous vengerons très bientôt de ces racailles. C’est pourquoi les buts pour lesquels combattent les Kataeb doivent demeurer et doivent être préservés, car nous combattons l’humiliation qui s’accabla sur nous, de la part de ces étrangers, et nous combattrons aussi toutes tentatives d’humiliation venant de leurs liges. La guerre contre l’occupation est indispensable : car faire régner la liberté, la justice et la vertu, instaurer les obligations de l’Islam, sur les ruines du paganisme politique et social,  mènera à une stabilisation à l’intérieur et à une dignité accrue à l’extérieur.

Sinon : ni Islam … ni paix.

 

Le siège du mal

Il est des problèmes qui semblent au premier abord très compliqués, alors que la solution réside dans l’intuition naturelle, dans la faculté de déceler les indices, grâce aux normes de la religion. Tel est le cadre de ce second chapitre.

 Après la première guerre mondiale, la Société des Nations Unis a été édifiée puis s’effondra. Après la seconde guerre mondiale, les conquérants ont formé l’Organisation des Nations Unis et le Conseil de Sécurité. Puis, les jours ont montré à quel point ces Institutions étaient biaisées, et combien tout ce qu’elles ont commis contre l’humanité n’est que déshonneur et vergogne. Car elles furent édifiées sur l’avidité, le mensonge et l’hypocrisie, sans jamais penser à établir la vérité ou éliminer le mal. Une poignée de pays forts, qui badinent grâce à une clique d’imposteurs, cachant leurs griffes dans des gants de soie, en s’emparant par force des droits des peuples, puis montent à la tribune chanter la justice et la paix internationales ! Et tandis qu’ils glosent, ils préparent d’autres guerres, discutent le dépècement d’autres pays pour usurper leurs biens.

 Avidités, mensonges et hypocrisie. Un ensemble de vices que l’Islam a prohibé, mais que le despotisme politique imposa aux peuples musulmans qui sont tombés sous sa domination, avec une préméditation programmée, contraire à l’Islam. C’est alors que les pays musulmans ont connu des dirigeants qui plongent dans l’athéisme, dans le vice et le dévergondage, et qui s’intronisent encore jusqu’à nos jours.

 Le nombre d’infractions commises contre l’Islam n’a pas besoin d’un génie pour être énuméré. Mais si nous voulons vraiment combattre la corruption, nous avons à nous cramponner à une évidence sincère : nettoyer le monde musulman du fourvoiement, de la fraude, de la prétention, du vol et de l’arrogance. C’est ce qui permettra d’extirper les racines du despotisme et soulager le monde de ses désastres.

 

Nature de la gouvernance absolue

Sous ce sous-titre, l’auteur, Mohamed El Ghazali,   aborde les principes de la liberté grâce auxquels l’Islam décida les droits des peuples, et limita le pouvoir des gouvernants.  Il serait utile d’expliquer quelques spécifications morales qui délimitent le pouvoir absolue, précise-t-il.

 

1 – Orgueil de l’individu :

 L’orgueil est comme la mécréance que l’on remarque dans certains comportements, puis se développe jusqu’à méconnaître les droits et dédaigner les gens. Là se joignent orgueil et mécréance. Le Qu’rân le dit nettement :

 

{Et le jour de la Résurrection tu verras ceux qui ont menti contre Allah leurs visages noircis. N’y a-t-il pas dans la Géhenne une demeure pour les orgueilleux ? } az-zoumar, 60

 

{Votre Dieu est un Dieu unique. Et ceux qui mécroient en la vie Future, leurs cœurs sont dénégateurs et eux sont des orgueilleux} an-nahl, 22, 23.

 

Et le Prophète (saws) de confirmer ce sens en disant : « N’entre point au Paradis quelqu’un qui aurait dans le cœur un brin d’orgueil ».

 

2 -  Flatterie entre gouvernants et gouvernés :

 Telle la mécréance qui pousse dans les bras du paganisme, la flatterie grandit sous la protection de l’orgueil. Là où se trouvent les seigneurs orgueilleux se trouvent les adeptes flatteurs et hypocrites. C’est pourquoi le Qur’ân blâme ces seigneurs et leurs adeptes dans plusieurs Versets dont celui-ci :

 

{Et lorsqu’ils se disputent dans le Feu, et que les faibles disent à ceux qui s’enorgueillirent : Nous, nous étions vos suiveurs, pouvez-vous alors nous préserver d’une part du Feu ? Ceux qui s’enorgueillir dirent : Nous y sommes tous. Allah A effectivement jugé entre les serviteurs} Ghafir, 47, 48.

 

Lorsque l’Etat est corrompu par le despotisme, et que la nation se corrompe aussi par la même tare, la flatterie devient monnaie courante : l’octroie des gloires à ceux qui aspirent à la fausse distinction, la réalisation de gains à ceux qui cherchent l’intérêt illusoire priment,  c’est alors que sont créés les seigneurs et les esclaves.

 

L’Islam fit  la relation entre l’Etat et la Oumma plus pure et plus noble. Le gouvernant est un Imam (Guide), le gouverné suit son exemple, et tous aspirent à l’amour de Dieu en s’éloignant des intérêts personnels. Car le gouvernant musulman n’a pas à s’enorgueillir, mais à accomplir une charge qui lui a été assignée. C’est ce qui ressort de la réponse du Calife Omar lorsqu’il a été élu Chef de la nation : « Si ma conduite est irréprochable, aidez-moi ; si j’agis mal corrigez-moi ».

 

3 – Prodigalité aux dépens du peuple :

 Une des spécificités du pouvoir absolu est la prodigalité du gouvernant et tous ceux qui l’entourent. Le despotisme politique ne fait aucun cas d’où il extirpe l’argent et où il l'implante. Bien plus, nombreux sont ceux qui pensent que les fonds publics sont leur propriété personnelle.

 

Certains pays pétroliers pensaient que les gisements pétroliers n’appartiennent pas au peuple, et que son immense revenu incombait aux gouvernants. Alors que le Prophète (saws) « légataire » du  cinquième du butin, s’en est désisté au profit du peuple. Les richesses nationales sont  rendues au peuple. Ce noble scrupule à l’égard du fonds public fit que le Prophète (saws) a vécu dans la gêne se contentant du strict nécessaire. Car le Qur’ân précise :

 

{ ... Que celui qui est riche s’abstienne, et que celui qui est pauvre en use modérément… } An Nissa, 6.

 

Donnant preuve à l’appui, l’auteur cite le Calife Omar disant : « Je suis allé chez le Prophète (saws), il était assis sur une natte de paille, et me fit signe de m’asseoir. Il ne portait que sa robe (izâr) et rien d’autre. J’ai remarqué  les traces de la natte sur son côté, une poignée d’orge, une peau de mouton sur le sol et une peau suspendue… Mes yeux se mouillèrent. Il dit : qu’est-ce qui te fait pleurer, Oh fils de Khattab ? J’ai dit : Prophète d’Allah, comment ne pas pleurer ? Cette natte t’a marquée le côté, ton étagère ne contenant que ce que je vois ? Tandis que Kesra (l’empéreur perse) et César plongent dans les fruits – et dans une autre version : sur des lits en or et des draps de soie. Il répondit : Ce sont des gens que leur biens poussent vers leur finale, ils tomberont bientôt ; moi je suis de ceux qui leur biens sont prévus pour la vie Future ».

 

Et le Cheikh Ghazali de conclure : je n’ambitionne point à ce que nos gouvernants soient de cette extrême générosité à l’égard de la vie publique, ni à ce qu’ils se privent à ce point, mais de ne pas plonger dans le contraire. Cet usage du Prophète s’éclipsa pour laisser la place aux mœurs et usages du pays des Césars. C’est pourquoi viendra le jour où les pays de l’Islam retrouveront les enseignements de leur foi, en ce qui concerne l’humanisme moral de la gouvernance, et la consolidation des prescriptions  de la Charia entre  peuples et gouvernants.

 

Consultation (Choura)  et Despotisme

Ce troisième chapitre met en relief le fait qu’il n’y a point de sacralité pour un point de vue. Car nul n’a le droit d’imposer  son opinion sur une nation ou de promulguer ses idées en lois selon ses tendances et ses penchants, en faisant fi de l’avis d’autrui. Quelque soit le degré de sa connaissance ou de ses expériences, l’auteur trouve que nul n’a le droit qu’à la discussion libre et à la conviction gratuite. Mettant en relief le fait que si les grands dirigeants despotes ont été balayés malgré leur  pouvoir, que dire alors des dirigeants  fantoches dans les pays détériorés, épuisés ?

 

En parlant de la nature de la Consultation, l’auteur montre que c’est une obligation en Islam, à moins qu’il ne s’agisse d’une situation à l’égard de laquelle il y eut une Révélation. Le Prophète (saws) avait l’usage de Consulter ses Compagnons et des fois adoptait leur avis s’il s’avérait juste. Cependant, il est des domaines qui ne sont point matière à discussion, telles les vérités scientifiques, les prescriptions de la religion, les Messagers divins qui essayent d’éliminer les  superstitions, ou les grands penseurs.

 

Les musulmans ont appris de leur religion que la tyrannie d’une personne, déversée sur une nation, est un grand crime. Le gouvernant ne mérite de rester en place s’il ne s’exprime selon la volonté de la nation. Car seule la nation est source de pouvoir : la réalisation de sa volonté est une obligation, la contraindre  est une insubordination à la loi divine.

 

Evoquant la garantie des libertés, l’auteur signale la caractéristique du rapport entre gouvernant et gouvernés, réglementée par les Constitutions précises et les lois détaillées. Tous les maux que les despotes commettaient autrefois sans crainte, ont été réduits, bien que ces Constitutions ne garantissent pas souvent aux peuples une vie digne et saine, puisque l’injustice peut avoir lieu sous la présence des lois.

 

Lorsque vint l’Islam, depuis quatorze siècles, alors que le monde était partagé entre une poignée de rois déifiés, il visa à détruire le pouvoir de ces despotes. C’est ce que l’ont voit lorsqu’Allah Donna victoire à Moïse sur Pharaon et ses soldats :

 

{Combien ont-ils laissé de jardins et de sources, de plantations et de nobles demeures, et de l’aisance dans  laquelle ils se réjouissaient ! Ainsi, Nous les Fîmes hériter par d’autre gens. Ni le ciel et la terre  les ont pleurés,  ni ils n’étaient épargnés}Al-Dukhān, 25-29.

 

Si le titre de roi comporte une variété de sens, obligation est faite en Islam  de juger en regardant la vérité et non les titres. Car, quelque soit le qualificatif d’un gouvernant absolu et quelques soient les barrières derrière lesquelles il se cache, du moment qu’il est en charge des affaires d’une nation, qu’il peut orienter vers la discorde ou le bon entendement, vers la guerre ou la paix, du moment qu’il peut éliminer celui-ci ou le rapprocher de lui-même, devant Dieu il est responsable des conséquences de ses œuvres. Contre lui s’appliquent les textes du Qur’ân et de la Sunna. Ce que rapporte ‘Aouf Ibn Malek est bien édifiant : J’ai entendu le Prophète (saws) dire : « Je crains pour ma Oumma de trois actes : l’erreur d’un savant, un gouvernant tyrannique, un caprice que l’on se met à suivre ».

 

C’est en toute connaissance de cause que Cheikh Ghazali termine ce chapitre en signalant : à part l’Islam, je ne connais aucune religion qui s’attaque aux despotes avec un fouet de torture, qui les dégrade et qui encourage les peuples à se dresser contre eux. Je ne connais aucun réformateur qui ait donné des leçons aux Chefs de pays, qui ait limité leur déchaînement,  ou réfréna leur orgueil comme fit le Prophète (saws). Il a brisé les contraintes, libéré les esclaves, posé les règlements qui mènent le gouvernant à suivre la justice, et incité le gouverné à haïr d’être traité injustement.

Repost 0