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  • : Ce blog est destiné à tous les musulmans qui cherche à se rapprocher d'Allah par Sa Parole et celle de notre bien aimé prophète(saw). Par ailleurs, les non- musulmans qui veulent apprendre ou s'intéresser l'islam et ses innombrables richesses sont les bienvenues. Des thèmes, des histoires, de la spiritualité..y sont abordés. Contact : le-rappel@live.fr vos suggestions sont les bienvenues. ACCUEIL
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Vaincre les tentations

 

La lutte contre les tentations, le plus souvent appeller en arabe " jihad nafs" littéralement  "effort contre son égo", implique pour le musulman de faire les efforts pour aboutir à une maitrise de soi.

Cela suppose un effort intellectuel pour disserner la limite entre le bien et le mal, entre le "hallal" et le" hram", entre la bonne action et la mauvaise action.

Cependant, l'effort intellectuel ne suffit pas. En effet, il est necessaire d'agir en consequence pour arriver à gérer et à controler son instinct et ses pulsions . Pour cela le croyant doit se contenir en étant maître de son ego.

C'est pourquoi le musulman est appeller à délaisser l'illicite pour parfaire son caractère et à se rapprocher du modèle, à savoir le prophète Mohammed (saw).

      Qu'Allah face de nous des musulmans sincères.

Allahouma amine.

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:28

 

 

 

Mohammed. El Ghazali est un savant contemporain qui a traité du despotisme et de la corruption.

Ces sujets sont aujourd’hui au feu de l’actualité. M. El Ghazali analyse ces fléaux à la lumière de l’islam et met en évidence les conséquences désastreuses de ce mal.

 


"C’est le plus connu de mes livres, écrit lorsque j’ai attaqué le despotisme et la corruption de la gouvernance, sous le titre de « l’Islam et le despotisme politique »… C’était un des jours les plus importants de ma vie. Pour moi, ce fut un point d’élancement."

M. El Ghazali.

 

La première édition de ce livre date de 1949, en Egypte, en plein régime royaliste. Il se compose de huit chapitres, de longueur variée, ayant pour titre : Récolte amère ; Siège du mal ; Consultation et despotisme ; Religions et libertés ; Le Combat ; L’Esclavage ; Rayons de libertés ; Leçons du passé. Une courte introduction, et une conclusion un peu plus longue.

 De cette courte introduction, une phrase particulièrement est à relever car elle représente l’expression-clé de l’œuvre : De tous les habitants de la Terre, les musulmans sont ceux qui ont le plus besoin de guides-pionniers, qui leur favorisent les moyens de la dignité pour éliminer les complots et les abus.

 

Récolte amère

Ce premier chapitre parle des pays de l’Islam, en cette époque et celles qui la précèdent directement, époques qui comportent une double mesure de souffrance : le poids de la présence de l’occident colonisateur, qui campe lourdement avec ses armées d’une forte densité ; et la traîtrise des gouvernants qui lui cèdent honteusement, forgeries et grandes corruptions y compris.

 Il est étrange de voir comment les pays musulmans, qui n’ont pas été directement militairement colonisés ou qui sont cernés des frontières, à quel point la corruption y est beaucoup plus répandue. Comme si l’oubli était une des tares de nos peuples, et que nos ennemis en profitent pour renouveler leurs humiliations. Il est de mon devoir, dit le Cheikh, de troubler les tyrans en lançant un cri d’avertissement contre eux, en éclairant les victimes des conséquences de leur indolence et de leur inaction.

 

Religion et despotisme

Sous ce sous-titre, l’auteur démontre comment  l’Islam et le terrorisme sont deux contraires qui ne se joignent jamais, car les normes de l’islam dirigent l’être humain vers l’adoration de son Créateur, alors que la pratique du despotisme le mène vers un paganisme politique aveugle. Il est étrange de voir combien nombreux sont ceux qui travaillent sur le front islamique et qui ne se rendent pas compte à quel point les Constitutions et les lois viennent  en second lieu après l’éducation morale et la conscience.

 Mais le fait qu’elles viennent en second lieu n’empêche qu’elles soient en faveurs des opprimés, car il est impossible qu’elles soient en faveurs des despotes qui échafaudèrent leur gloire nonobstant l’humiliation des peuples. Car si la voix de la religion ne résonne point dans le combat pour la liberté, quand pourra-t-elle se faire entendre ?

 Dans ce livre, je défends la cause de l’Islam, dit le Cheikh, et je condamne ceux qui sont négligeant à son égard, même parmi ses adeptes. Je voudrais que l’on sache, dans tous les groupes et toutes les Institutions islamiques que le service qu’ils rendent à leur religion ne sera agréé, dans la voie de la rectitude, s’ils ne comprennent parfaitement les droits de l’homme et comment assurer foncièrement sa défense.

 L’expulsion des colonisateurs-voleurs est une obligation inéluctable pour chaque musulman, car le colonialisme a deux mâchoires : la corruption, à l’intérieure, et l’agression venant de l’extérieur. Et entre les deux mâchoires sont broyés les opprimés. Un coup mortel contre ces deux mâchoires portera secours à des milliers de suppliciés, à des milliers d’opprimés. C’est vers ce but magnanime que j’ai consacré ma vie. Car nul de nos jours ne peut fermer les yeux sur l’expansion de la corruption. L’occupant, les colonisateurs, se sont infiltrés dans toutes nos affaires, et chaque fois qu’une tentative de restauration commençait, ils s’empressaient de mettre les obstacles.

 Lorsqu’après la première Révolution, en 1919, l’Egypte eut sa Constitution en 1923, l’occupant s’ingénia à perturber la vie parlementaire. Les infractions qui coexistaient à l’époque sont innombrables, à ne citer que : le procès des armes avariées ; l’immense explosion des munitions ; le trafic d’importation des armes, du désert occidental, durant la guerre de la Palestine ; les 12 condamnations d’importations de vivres exprimés ; le manque énorme de juridiction ; la dilapidation des fonds publics dans plusieurs ministères. C’est pourquoi les escadrons (Kataeb) des frères musulmans sont partis au front pour déblayer  des tombes pour l’occupant qui intronisa tant de désastres.

 La Jouvence de l’Islam a été renouvelée grâce à la jeunesse, et la patrie retrouva une part de sa confiance, alors que l’occupant se retirait en se demandant : comment se fait-il qu'il y ait encore ce genre de combattants plein de vie, dans ce pays, malgré le fait de l’avoir privé des leçons de courage, et avons remblayé le pays par toute sorte de tentations et de démoralisation ?

 Tels sont les Kataeb musulmans qui ont combattu l’Angleterre, forte de sa force et de sa ferraille, secondée par l’Occident qui soutient son agression, face à cette jeunesse qui émigra au front, munie de sa religion et sa morale, quittant un monde de turbulence et d’impudence  vers un lieu où campent ces colonisateurs- voleurs. C’est alors que j’ai saisi l’envergure du sacrifice, précise l’auteur, que nous assumons en envoyant cette jeunesse au front.

 

Fallait-il leur épargner la mort ? Mais Allah ne les Epargne point du Martyr, c’est bien Lui qui dit : «  … Afin qu’Allah Voit ceux qui devinrent croyants, qu’Il Prenne des témoins d’entre vous – Allah n’aime point les injustes ». Car dans les grands combats, la moisson première se fait parmi cette élite de jeunes.

 

A ceux qui restent en arrière, incombe la tâche de purifier le front interne pour soutenir les combattants, et barrer chaque complot qui donne accès à l’occupant d’usurper les biens du pays, comme cela se passa des années durant sous le Traité de 1936, qui fut annulé.

 

Ce genre de Jihad, s’il est accomplit sincèrement, représente une participation effective avec les combattants, qui affrontent les colonisateurs qui quittèrent leur pays avec l’intention d’humilier ceux qu’Allah a ennobli, pour réduire à la misère ceux qu’Allah a contenté, et éloigner cette nation de sa religion, avec l’aide de quelques pervertis. Ces Kataeb combattent l’occupant  parce qu’ils aspirent à la liberté, à la justice et à la vertu, car ils sont les adversaires de l’esclavage, de l’injustice et de l’ignominie, quel que soit le lieu où cela se passe, et contre toute personne qui y prend part. Telles sont les valeurs islamiques qu’il faut renforcer et stabiliser dans la société musulmane.

 

Lorsque j’ai vu un soldat de l’occupation  mettre son pied sur la poitrine d’un ouvrier égyptien, et le battre férocement avec son fouet, j’ai tressailli de fureur, dit le Cheikh. Nous nous vengerons très bientôt de ces racailles. C’est pourquoi les buts pour lesquels combattent les Kataeb doivent demeurer et doivent être préservés, car nous combattons l’humiliation qui s’accabla sur nous, de la part de ces étrangers, et nous combattrons aussi toutes tentatives d’humiliation venant de leurs liges. La guerre contre l’occupation est indispensable : car faire régner la liberté, la justice et la vertu, instaurer les obligations de l’Islam, sur les ruines du paganisme politique et social,  mènera à une stabilisation à l’intérieur et à une dignité accrue à l’extérieur.

Sinon : ni Islam … ni paix.

 

Le siège du mal

Il est des problèmes qui semblent au premier abord très compliqués, alors que la solution réside dans l’intuition naturelle, dans la faculté de déceler les indices, grâce aux normes de la religion. Tel est le cadre de ce second chapitre.

 Après la première guerre mondiale, la Société des Nations Unis a été édifiée puis s’effondra. Après la seconde guerre mondiale, les conquérants ont formé l’Organisation des Nations Unis et le Conseil de Sécurité. Puis, les jours ont montré à quel point ces Institutions étaient biaisées, et combien tout ce qu’elles ont commis contre l’humanité n’est que déshonneur et vergogne. Car elles furent édifiées sur l’avidité, le mensonge et l’hypocrisie, sans jamais penser à établir la vérité ou éliminer le mal. Une poignée de pays forts, qui badinent grâce à une clique d’imposteurs, cachant leurs griffes dans des gants de soie, en s’emparant par force des droits des peuples, puis montent à la tribune chanter la justice et la paix internationales ! Et tandis qu’ils glosent, ils préparent d’autres guerres, discutent le dépècement d’autres pays pour usurper leurs biens.

 Avidités, mensonges et hypocrisie. Un ensemble de vices que l’Islam a prohibé, mais que le despotisme politique imposa aux peuples musulmans qui sont tombés sous sa domination, avec une préméditation programmée, contraire à l’Islam. C’est alors que les pays musulmans ont connu des dirigeants qui plongent dans l’athéisme, dans le vice et le dévergondage, et qui s’intronisent encore jusqu’à nos jours.

 Le nombre d’infractions commises contre l’Islam n’a pas besoin d’un génie pour être énuméré. Mais si nous voulons vraiment combattre la corruption, nous avons à nous cramponner à une évidence sincère : nettoyer le monde musulman du fourvoiement, de la fraude, de la prétention, du vol et de l’arrogance. C’est ce qui permettra d’extirper les racines du despotisme et soulager le monde de ses désastres.

 

Nature de la gouvernance absolue

Sous ce sous-titre, l’auteur, Mohamed El Ghazali,   aborde les principes de la liberté grâce auxquels l’Islam décida les droits des peuples, et limita le pouvoir des gouvernants.  Il serait utile d’expliquer quelques spécifications morales qui délimitent le pouvoir absolue, précise-t-il.

 

1 – Orgueil de l’individu :

 L’orgueil est comme la mécréance que l’on remarque dans certains comportements, puis se développe jusqu’à méconnaître les droits et dédaigner les gens. Là se joignent orgueil et mécréance. Le Qu’rân le dit nettement :

 

{Et le jour de la Résurrection tu verras ceux qui ont menti contre Allah leurs visages noircis. N’y a-t-il pas dans la Géhenne une demeure pour les orgueilleux ? } az-zoumar, 60

 

{Votre Dieu est un Dieu unique. Et ceux qui mécroient en la vie Future, leurs cœurs sont dénégateurs et eux sont des orgueilleux} an-nahl, 22, 23.

 

Et le Prophète (saws) de confirmer ce sens en disant : « N’entre point au Paradis quelqu’un qui aurait dans le cœur un brin d’orgueil ».

 

2 -  Flatterie entre gouvernants et gouvernés :

 Telle la mécréance qui pousse dans les bras du paganisme, la flatterie grandit sous la protection de l’orgueil. Là où se trouvent les seigneurs orgueilleux se trouvent les adeptes flatteurs et hypocrites. C’est pourquoi le Qur’ân blâme ces seigneurs et leurs adeptes dans plusieurs Versets dont celui-ci :

 

{Et lorsqu’ils se disputent dans le Feu, et que les faibles disent à ceux qui s’enorgueillirent : Nous, nous étions vos suiveurs, pouvez-vous alors nous préserver d’une part du Feu ? Ceux qui s’enorgueillir dirent : Nous y sommes tous. Allah A effectivement jugé entre les serviteurs} Ghafir, 47, 48.

 

Lorsque l’Etat est corrompu par le despotisme, et que la nation se corrompe aussi par la même tare, la flatterie devient monnaie courante : l’octroie des gloires à ceux qui aspirent à la fausse distinction, la réalisation de gains à ceux qui cherchent l’intérêt illusoire priment,  c’est alors que sont créés les seigneurs et les esclaves.

 

L’Islam fit  la relation entre l’Etat et la Oumma plus pure et plus noble. Le gouvernant est un Imam (Guide), le gouverné suit son exemple, et tous aspirent à l’amour de Dieu en s’éloignant des intérêts personnels. Car le gouvernant musulman n’a pas à s’enorgueillir, mais à accomplir une charge qui lui a été assignée. C’est ce qui ressort de la réponse du Calife Omar lorsqu’il a été élu Chef de la nation : « Si ma conduite est irréprochable, aidez-moi ; si j’agis mal corrigez-moi ».

 

3 – Prodigalité aux dépens du peuple :

 Une des spécificités du pouvoir absolu est la prodigalité du gouvernant et tous ceux qui l’entourent. Le despotisme politique ne fait aucun cas d’où il extirpe l’argent et où il l'implante. Bien plus, nombreux sont ceux qui pensent que les fonds publics sont leur propriété personnelle.

 

Certains pays pétroliers pensaient que les gisements pétroliers n’appartiennent pas au peuple, et que son immense revenu incombait aux gouvernants. Alors que le Prophète (saws) « légataire » du  cinquième du butin, s’en est désisté au profit du peuple. Les richesses nationales sont  rendues au peuple. Ce noble scrupule à l’égard du fonds public fit que le Prophète (saws) a vécu dans la gêne se contentant du strict nécessaire. Car le Qur’ân précise :

 

{ ... Que celui qui est riche s’abstienne, et que celui qui est pauvre en use modérément… } An Nissa, 6.

 

Donnant preuve à l’appui, l’auteur cite le Calife Omar disant : « Je suis allé chez le Prophète (saws), il était assis sur une natte de paille, et me fit signe de m’asseoir. Il ne portait que sa robe (izâr) et rien d’autre. J’ai remarqué  les traces de la natte sur son côté, une poignée d’orge, une peau de mouton sur le sol et une peau suspendue… Mes yeux se mouillèrent. Il dit : qu’est-ce qui te fait pleurer, Oh fils de Khattab ? J’ai dit : Prophète d’Allah, comment ne pas pleurer ? Cette natte t’a marquée le côté, ton étagère ne contenant que ce que je vois ? Tandis que Kesra (l’empéreur perse) et César plongent dans les fruits – et dans une autre version : sur des lits en or et des draps de soie. Il répondit : Ce sont des gens que leur biens poussent vers leur finale, ils tomberont bientôt ; moi je suis de ceux qui leur biens sont prévus pour la vie Future ».

 

Et le Cheikh Ghazali de conclure : je n’ambitionne point à ce que nos gouvernants soient de cette extrême générosité à l’égard de la vie publique, ni à ce qu’ils se privent à ce point, mais de ne pas plonger dans le contraire. Cet usage du Prophète s’éclipsa pour laisser la place aux mœurs et usages du pays des Césars. C’est pourquoi viendra le jour où les pays de l’Islam retrouveront les enseignements de leur foi, en ce qui concerne l’humanisme moral de la gouvernance, et la consolidation des prescriptions  de la Charia entre  peuples et gouvernants.

 

Consultation (Choura)  et Despotisme

Ce troisième chapitre met en relief le fait qu’il n’y a point de sacralité pour un point de vue. Car nul n’a le droit d’imposer  son opinion sur une nation ou de promulguer ses idées en lois selon ses tendances et ses penchants, en faisant fi de l’avis d’autrui. Quelque soit le degré de sa connaissance ou de ses expériences, l’auteur trouve que nul n’a le droit qu’à la discussion libre et à la conviction gratuite. Mettant en relief le fait que si les grands dirigeants despotes ont été balayés malgré leur  pouvoir, que dire alors des dirigeants  fantoches dans les pays détériorés, épuisés ?

 

En parlant de la nature de la Consultation, l’auteur montre que c’est une obligation en Islam, à moins qu’il ne s’agisse d’une situation à l’égard de laquelle il y eut une Révélation. Le Prophète (saws) avait l’usage de Consulter ses Compagnons et des fois adoptait leur avis s’il s’avérait juste. Cependant, il est des domaines qui ne sont point matière à discussion, telles les vérités scientifiques, les prescriptions de la religion, les Messagers divins qui essayent d’éliminer les  superstitions, ou les grands penseurs.

 

Les musulmans ont appris de leur religion que la tyrannie d’une personne, déversée sur une nation, est un grand crime. Le gouvernant ne mérite de rester en place s’il ne s’exprime selon la volonté de la nation. Car seule la nation est source de pouvoir : la réalisation de sa volonté est une obligation, la contraindre  est une insubordination à la loi divine.

 

Evoquant la garantie des libertés, l’auteur signale la caractéristique du rapport entre gouvernant et gouvernés, réglementée par les Constitutions précises et les lois détaillées. Tous les maux que les despotes commettaient autrefois sans crainte, ont été réduits, bien que ces Constitutions ne garantissent pas souvent aux peuples une vie digne et saine, puisque l’injustice peut avoir lieu sous la présence des lois.

 

Lorsque vint l’Islam, depuis quatorze siècles, alors que le monde était partagé entre une poignée de rois déifiés, il visa à détruire le pouvoir de ces despotes. C’est ce que l’ont voit lorsqu’Allah Donna victoire à Moïse sur Pharaon et ses soldats :

 

{Combien ont-ils laissé de jardins et de sources, de plantations et de nobles demeures, et de l’aisance dans  laquelle ils se réjouissaient ! Ainsi, Nous les Fîmes hériter par d’autre gens. Ni le ciel et la terre  les ont pleurés,  ni ils n’étaient épargnés}Al-Dukhān, 25-29.

 

Si le titre de roi comporte une variété de sens, obligation est faite en Islam  de juger en regardant la vérité et non les titres. Car, quelque soit le qualificatif d’un gouvernant absolu et quelques soient les barrières derrière lesquelles il se cache, du moment qu’il est en charge des affaires d’une nation, qu’il peut orienter vers la discorde ou le bon entendement, vers la guerre ou la paix, du moment qu’il peut éliminer celui-ci ou le rapprocher de lui-même, devant Dieu il est responsable des conséquences de ses œuvres. Contre lui s’appliquent les textes du Qur’ân et de la Sunna. Ce que rapporte ‘Aouf Ibn Malek est bien édifiant : J’ai entendu le Prophète (saws) dire : « Je crains pour ma Oumma de trois actes : l’erreur d’un savant, un gouvernant tyrannique, un caprice que l’on se met à suivre ».

 

C’est en toute connaissance de cause que Cheikh Ghazali termine ce chapitre en signalant : à part l’Islam, je ne connais aucune religion qui s’attaque aux despotes avec un fouet de torture, qui les dégrade et qui encourage les peuples à se dresser contre eux. Je ne connais aucun réformateur qui ait donné des leçons aux Chefs de pays, qui ait limité leur déchaînement,  ou réfréna leur orgueil comme fit le Prophète (saws). Il a brisé les contraintes, libéré les esclaves, posé les règlements qui mènent le gouvernant à suivre la justice, et incité le gouverné à haïr d’être traité injustement.

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 19:12

coeur-noir.jpg

Voici un commentaire assez complet d'un hadith sur la jalousie et ses méfaits.

A comprendre et méditer.

 

Abu Huraira a rapporté que le prophète (saw) a dit :

« Méfiez vous de la jalousie car elle consume les bonnes œuvres comme le feu consume le bois »

Hadith recueilli par Abu Dawud

 

Le narrateur de ce Hadith

Abu Hurayra s’appelle en réalité Abdur Rahman Ibn Sakhr. Il est né au Yémen, mais il a voyagé à Médine pour accepter l’islam du prophète (saw)  lui-même. 

 

Le prophète (saw)lui a donné ce surnom d’Abu Hurayra parce qu’il portait souvent un petit chat dans ses bras. 
Hirrah en arabe signifie 'chat' et Hurayra signifie littéralement ‘un chaton’ quant à Abu ce terme désigne ‘le père de’ , ‘le propriétaire de’. Ainsi Abu Hurayra signifie le propriétaire du chaton.

 

Abu Hurayra a rapporté 5374 Hadith du prophète  (saw) ce qui est supérieur à n’importe qu’elle autre compagnon. Il est mort à Médine et a été enterré là-bas l’année 59 H/ 679 à l’âge de 78 ans, que Dieu lui fasse miséricorde.

 

Le collecteur de ce Hadith

Abu Dawud s’appelait Suleyman Ibn Al Ash’ath As Sijjistani. Il est né en 202 H / 818 et a étudié les Hadith avec les imams Ahmad et Boukhari puis il a enseigné à un grand nombre de savants du Hadithdes générations suivantes comme Al Tirmidhi et Nisa'i.

Abu Dawud  a sélectionné 4800 Hadith sur les 500 000 qu’il a rassemblé et les a organisé dans un livre qu’il a

 

intitulé Sunan (pluriel de Sunnah ou pratique du prophète (saw). Abu Dawud a enseigné ses Sunan à Bagdad et dans les centres islamiques importants de son temps. 
Il est mort à Bassora en 275 H/ 889, que Dieu lui fasse miséricorde.

Les Sunan d’Abu Dawud ont été traduites notamment en anglais.

 

Sens général de ce Hadith

La jalousie et l’envie sont les plus destructives émotions que l’on puisse ressentir. Elles conduisent en temps de faiblesse à prendre les biens des autres injustement ou à refuser d’aider les autres quand ils ont besoin de nous. Elles provoquent l’espoir que le mal s’abatte sur les autres et la joie de les voir dans le malheur.

La jalousie peut conduire l’être humain à dépasser ses moyens et à gaspiller ses biens pour vivre comme les plus riches. La jalousie comporte de la mécréance dans une certaine mesure car c’est comme si le jaloux disait à Allah qu’Il n’a pas été juste avec lui. Il pense qu’il mérite plus que ce qu’Allah lui a donné et oublie de remercier Allah pour ce qu’Il possède déjà : toutes les bontés que Dieu lui a procuré sans même qu’il les ait mérité.

Allah a donné délibérément plus de biens, d’intelligence, de beauté, d’enfants, etc… aux uns qu’aux autres.

 

Allah dit :

« Allah a favorisé les uns d'entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons.  »
Sourate an Nahl, 16, verset 71

« Ne convoitez pas les biens par lesquels Allah vous a élevés les uns au-dessus des autres. Et demandez à Allah de Ses bienfaits»
Sourate An-Nisaa', 4, verset 32

 

Parce que ces faveurs sont des mises à l’épreuve pour la foi. Plus les êtres humains sont favorisés et en réalité plus ils sont mis à l’épreuve. 
il faut savoir que pour Allah, les biens matériels de cette vie ne rendent pas un être supérieur à un autre. La vraie supériorité se trouve dans la foi en Dieu qui dit:

 

« Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux.»
Sourate al Hujurat, 49, verset 13

 

Pour décourager l’envie le prophète  (saw) a dit : 

« Ne regarde pas celui qui a plus que toi. Regarde celui qui a moins que toi, car il te rappelle mieux quelles faveurs Dieu t’a accordé »

 

Le prophète(saw) lors d’une autre occasion toujours à propos des biens matériels a dit :

« Si une personne voit quelqu’un de plus riche que lui et de mieux bâti, il doit aussi regarder ceux qui sont moins favorisé que lui. »

 

Cependant dans le domaine spirituel, nous devons regarder celui qui nous est supérieur, car il nous encourage à être plus pieux.


C’est pourquoi le prophète (saw) a dit :

« L’envie est permise seulement dans deux cas : (envier) celui a qui Dieu a donné le Qur’an et qui le récite jour et nuit et l’homme qu’Allah a comblé de biens et qui les donne (en aumône) jour et nuit. »

 

Dans une autre narration du même Hadith, le prophète (saw) a expliqué ce qui nous pouvons dire :

« J’aimerai avoir reçu ce qu’il a reçu et le dépenser comme lui. »

 

La jalousie n’est pas simplement dans le cadeau, mais c’est aussi dans la bonne utilisation. Car la jalousie fait partie de la nature de l’être humain, elle permet le désir, il y a donc la mauvaise jalousie qui se traduit par le fait d’envier, de détester, de souhaiter le malheur à ceux qui ont des biens. Et il y a la bonne forme de jalousie qui consiste à voir une personne plus pieuse que nous et à désirer devenir comme elle.

 

Al Hassan Al-Basri dit: 

«O fils d'Adam! Pourquoi envies-tu ton frère? Les bienfaits qu’Allah lui a accordés sont les signes de Sa générosité; pourquoi envies-tu celui qu’Allah Très-Haut a honoré? Si son état était autrement tu n'envierais pas celui qui serait destiné au feu!».

 

L'Envoyé d'Allah ( saw) a dit :

«Les grâces d'Allah ont des adversaires.»

On demanda: «Qui sont les adversaires des grâces d'Allah, O Envoyé d'Allah?»

 Il répondit:
«Ce sont ceux qui envient les hommes à cause des faveurs qu'Allah leur a accordées».

 

Le prophète (saw) nous a mis en garde contre l’envie en la comparant au feu qui consume le bois.

L’envie et la jalousie sont si dangereuses qu’Allah a révélé un chapitre du Qur’an à réciter pour se protéger contre ceux qui nous envie. 

Dans sourate Al Falaq, 113, Allah dit :

« Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

1. Dis : “Je cherche protection auprès du Seigneur de l'aube naissante,

2. contre le mal des êtres qu'Il a créés,

3. contre le mal de l'obscurité quand elle s'approfondit,

4. contre le mal de celles qui soufflent (les sorcières) sur les noeuds,

5. et contre le mal de l'envieux quand il envie ”. »

 

"Méfiez-vous de la jalousie, car la jalousie est le premier péché qui a conduit à la désobéissance à Allah dans le ciel et sur la terre. Dans le ciel, lorsque Iblis a renoncé à se prosterner devant Adam, s'adressant à Allah : Tu m'as créé de feu et lui, tu l'as créé de limon (Sourate Al-'A`râf 7:12).

Iblis l'envia, par conséquent, Allah le maudit." 

Al-Ahnaf Ibn Qayss a dit: 
«Le jaloux n'aura jamais de quiétude, l'avare ne sera jamais loyal, un impatient ne sera jamais un ami, on ne comptera plus sur un menteur, un traître n'est jamais un conseiller, et un homme de mauvais caractère ne règne pas». 

Le message principal de ce Hadith est d’expliquer aux croyants qu’ils doivent accepter ce qu’Allah leur a destiné. Le prophète (saw)  nous a appris que l’acceptante du destin est le sixième pilier de la foi. Cependant, cela ne signifie pas que le croyant ne doit pas essayer d’améliorer sa situation. Il ou elle doit faire de son mieux pour essayer de s’en sortir tout en acceptant ce qu’Allah lui a destiné.

 

Leçons

1 L’islam veut débarrasser les gens de leurs émotions négatives pour l’harmonie et la paix de la société.
2 La jalousie est détestée en islam et les musulmans doivent l’éviter le plus possible
3 Les mauvais actes détruisent les bonnes œuvres. Aussi, il ne faut pas croire qu’il est suffisant de faire quelques actes de bien pour rentrer automatiquement au paradis tout cela parce que nous sommes musulmans.

 

Questions

1) Citer quatre points sur Abu Dawud

2 Le prophète (saw) nous a mis en garde contre la jalousie :
a) pour nous encourager à travailler dur 
b) parce que cela nous fait regarder ceux qui ont moins que nous
c) parce que cela peut causer aux gens en temps difficile de commettre des péchés
d) de nous décourager d’essayer d’être les meilleurs 
e) de nous rendre fier de ce que nous avons.

Donner trois exemples qui expliquent comment la jalousie mène au péché

3) La jalousie peut être du kufr :
a) si tu hais les gens 
b) si tu croies qu’Allah a été injuste envers toi
c) quand une personne vol à cause de cela 
d) parce que les croyants ne sont pas jaloux
e) si on est heureux quand le mal arrive aux autres

6) Le prophète (saw) a comparé le feu qui consume le bois à la jalousie parce que :
a) le jaloux sent qu’il bout 
b) pour expliquer que la jalousie détruit complètement les bonnes œuvres 
c) parce qu’elle est un si grand péché que ceux qui l’éprouvent iront en enfer 
d) pour que les musulmans évitent de bruler du bois quand ils sont jaloux
e) pour montrer combien le cœur du jaloux devient noir

7) Quel bonne caractéristique le prophète (saw) nous encourage t-il à développer ici dans ce Hadith ?

 

Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur le prophète Mohammad, celui qui a tenu sa promesse, le confident.

 

Ô Allah nous ne savons que ce que Tu nous as appris, c’est Toi qui détiens la science. Ô Allah apprend nous ce qui nous apportera du bien et fais nous profiter du bien de ce que Tu nous as appris et augmente nos connaissances. Et embelli le bien à nos yeux et aide nous à le suivre. Et enlaidi le mal à nos yeux et aide nous à nous en détourner. Et mets nous parmi ceux qui écoutent la parole et suivent les meilleures d’entre elles. Et fais de nous tes bons adorateurs par Ta miséricorde.

 

Gloire à Toi Seigneur, que Tes louanges soient célébrées, j'atteste qu'il n'y a de divinité que Toi, j'implore Ton pardon et je reviens vers Toi repentante.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 21:42

Le sheikh Dremali de son lit d'hôpital nous donne des conseils précieux. Ne sous-estimez pas votre bonne santé et votre temps libre. Soyez reconnaissant envers Allah subhanahu wa ta'ala, rappelez vous de Lui et multipliez les actes d'adorations et bonnes actions car la mort est une réalité et elle ne prévient pas.

Le Sheikh a besoin de votre aide, de vos dons et de vos du'a. Il a consacré sa vie à l'Islam et a contribué

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 19:18

 

Une conférence pour ceux ou celles qui veulent préparer une 'omra. Egalement intéréssant pour tous les autres qui s'intérèressent à ce petit pélérinage.

 

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 18:08

 Voilà bien une innovation qui est largement répandue dans le monde musulman ! Cette innovation, consiste à fêter dans la "joie" la naissance du Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam]. 

 

Certes, il est un signe de foi que d'aimer le Messager d'Allâh [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam], de le respecter, le suivre... Mais certains musulmans croyant que cela ne suffit pas, de ce faite, ils croient qu'en fêtant cet évènement, c'est un moyen de se rapprocher d'avantage de lui et de lui vouer de l'amour... Je dis : Al-hamdu lillâhi... car les arguments qui confirment que cette célébration est une innovation sans le moindre fondement dans la Religion sont en faveur des gens de la Sunnah et contre les adeptes de cette innovation... Je dis : Mon frère, ma soeur qui célèbre cette fête, as-tu une quelconque preuve sur ce que tu fais ou alors agis-tu par ignorance ? Sache que si tu agis par ignorance que :

 

1- Certaines personnes appellent cette fête : "une bonne innovation/bid'atun hasanah"

Je dis : La définition de la bid'ah (innovation) au niveau religieux, est tout acte, parole n'ayant aucun fondement dans le Livre, la Sunnah d'après la saine compréhension des Ancêtre vertueux.

De là à dire, qu'il existe de bonne bid'ah/innovation cela n'est qu'égarement et la preuve, est les deux ahâdîth qu'on a cité précédemment : D'après Ummi-l-mu-minîn Ummi 'Abdi-l-Lâh 'Âichah [radiya-l-lâhu 'anhâ] : "Le Messager d'Allâh [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa-s-sallam] a dit : "Celui qui innove dans notre Affaire (sous-entendu, "notre religion" : L'Islâm), ce qui ne lui appartient pas, [alors cela,] est rejeté."" (Al-Bukhârî et Muslim : "al-arba'în..." n°5). Et d'après une version de Muslim : "Celui qui pratique une oeuvre (action), [non conforme] à notre Affaire, [alors cela,] est rejeté."" (Source : Idem). Alors, tant qu'il n'y aura pas de textes religieux prouvant l'authenticité de cette fête, elle sera considérée comme ne faisant pas partie de l'Islâm. Et bien évidemment, il n'y a aucune preuve à ce sujet... Par contre, il est recommandé de faire revivre des sunnan abandonnées par les gens et les y appelés (car se sont des actes ayant un fondement dans la Sunnah). L'Envoyé d'Allâh [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] a dit: "Celui qui invite les gens à une voie droite (hudâ), aura une récompense équivalente à celle de tous ceux qui l'ont suivi sans toutefois que leurs propres récompenses n'en soient diminuées. Celui qui invite à un égarement (dalâlah), se verra inscrit à son actif un péché équivalent à ceux qui l'ont suivi sans toutefois que leur péché n'en soit diminué." (Rapporté par Muslim d'après Abû Hurayrah [radiya-l-lâhu 'anhu] : N°2674). 

 

2- Ce n'est qu'au quatrième siècle de l'hégire que des gens ont institué cette innovation. Ce sont les Fatimides en Égypte qui virent les chrétiens fêter la naissance de 'Îsâ/Jésus -'alayhi-s-salâm- et prendre ce jour en congé. C'est ainsi, qu'ils firent la même chose mais en fêtant la naissance de Muhammad [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam].

 

3- Les compagnons (cherchant par quel mois débuter le calendrier) s'opposèrent de le commencer par le jour de la naissance du Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] afin de ne pas imiter les chrétiens.

 

4- Si cette célébration fait partie du parachèvement de la Religion, il est nécessaire qu'elle exista avant la mort du Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam]. Si elle n'en fait pas partie, elle ne peut donc être considérée que comme une innovation. Et comme cela est authentifié dans la Sunnah, : "... toute innovation mène au Feu [de l'Enfer]." 

 

5- Cette pratique, ni les califes bien-guidés, ni les compagnons, ni les musulmans loyaux des trois premiers siècles ou encore, ceux qui les suivirent dans la Guidée ne s'y adonnaient. De même, notre Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] n'a jamais célébré son anniversaire. Celui qui dit le contraire qu'il amène sa preuve...

 

6- Si cette célébration fait partie de l'Islâm, qui serait plus en droit de la célébrer que nous ? Eh bien, se sont les Compagnons vertueux qui sont meilleurs que moi et toi mon frère, ma s½ur... car l'amour et la vénération qu'ils éprouvaient à l'égard du Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] étaient en effet, bien plus intenses que nous et surtout, ils étaient sincères et scrupuleux quant à la pratique de la Sunnah et étaient durs envers les innovateurs... Celui qui dit, -allez soyons modestes...- QU'UN SEUL compagnon a fêté ce jour qu'il amène sa preuve...


7
- On est tous d'accord pour affirmer que sa célébration survint plus tard après les compagnons... n'est-ce pas ? Mais pourquoi Allâh [subhânahu wa ta'âlâ] les aurait-Il privé de cette fête alors qu'ils sont meilleurs que nous dans tout ?

8- Il y a une divergence existante quant à sa date exacte. Cette pratique innovée, que les gens ont instaurée le 12 du mois de rabî'i-l-awwal n'a aucun fondement du point de vue historique car rien ne prouve qu'il est né le 12. Les historiens ont divergé en sept dates différentes, à savoir : Le 02, 08, 09, 10 12, 17, 22. On en conclue que la date est inconnue et cela est un bienfait d'Allâh [subhânahu wa ta'âlâ].

9- Sa célébration, est une désobéissance au Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] car il dit : [...] "Ne me vantez* pas comme le firent [les nasârâ/chrétiens] à l'égard de 'Îsâ Ibnu Maryam/Jésus fils de Marie. [Mais dites : ] Serviteur d'Allâh et Son Messager." [...] (Rapporté par Al-Bukhârî en ces termes d'après Ibn 'Abbâs [radiya-l-lâhu 'anhu]. N°6830).

Dans une autre version : D'après Ibn 'Abbâs [radiya-l-lâhu 'anhu], il a entendu 'Umar [radiya-l-lâhu 'anhu] [alors qu'il se trouvait] sur le minbar disant : "J'ai entendu le Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] dire : "Ne me vantez* pas comme le firent les nasârâ (chrétiens) à l'égard de 'Îsâ Ibnu Maryam. Quant à moi, je suis Son serviteur (esclave) (à Allâh). [Dites, alors :] Le serviteur d'Allâh et Son Messager."" (Al-Bukhârî n°3445). *Autre traduction : "N'exagérer pas à me faire des éloges..." Également ce verset clair : (Dis : "Je suis en fait un être humain comme vous. ...") [18/110]. Malheureusement -et cela existe déjà-, certains reconnaissent au Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] des attributs divins ! D'autres, exagèrent dans ses éloges, au point de tomber dans le chirk/polythéisme !!! Certains, le prenne comme un tawassul/intermédiaire entre eux, et Allâh [tabâraka wa ta'âlâ] !!! Même on voit certains ignorants s'accrochant au grillage de la chambre funéraire prophétique pour l'invoquer... Mon frère, ma s½ur, sache que le Messager d'Allâh [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam], est le bien-aimé d'Allâh [subhânahu wa ta'âlâ], le dernier des Prophètes et Messagers ['alayhim salâm], il a été envoyé à l'Humanité entière. Après notre Créateur, nous l'aimons plus que nos personnes, nos proches et nos biens. Nous avons une énorme estime pour lui du fait de son combat pour appeler au tawhîd/l'unicité et combattre le chirk/polythéisme... Nous invoquons le Seigneur afin qu'Il le récompense par la meilleure des récompenses. Nous nous attachons à sa Voie. Nous sommes persuader qu'il a accomplis parfaitement sa Mission et qu'il a tout transmis de sorte que la Religion est CLAIRE ET COMPLÈTE : Rien ne peut être rajouté et omis. Nous croyons également en la réalité de sa mort. Jamais, nous l'invoquerons pour qu'il exauce nos demandes, car cela lui est impossible où alors, qu'il soit un intermédiaire entre nous et Allâh [tabâraka wa ta'âlâ]. Le seul tawassul permis, est de le prendre comme modèle dans la croyance, la pratique, le comportement... Voilà notre croyance. Regardez le comportement des chrétiens à l'égard de 'Îsâ Ibnu Maryam : Ils sont allés jusqu'à le prendre comme une divinité ! Ils l'invoquent, le supplient...

Allâh [tabâraka wa ta'âlâ] dit : ((Rappelle-leur) le moment où Allâh dira : {Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : "Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d'Allâh ?"} Il dira : "Gloire et pureté à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire ! Si je l'avais dit, Tu l'aurais su, certes. Tu sais ce qu'il y a en moi, et je ne sais pas ce qu'il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu.) [5/116].

10- Cette fête, est une imitation des impies alors que les deux sources sont claires à se sujet : Interdiction au musulman de les imiter.


La preuve par le Coran : (Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu'à ce que tu suives leur religion. - Dis : "Certes, c'est la direction d'Allâh qui est la vraie direction." Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n'auras contre Allâh ni protecteur ni secoureur.) [2/120]

 
La preuve par la Sunnah : D'après Ibnu 'Umar [radiya-l-lâhu 'anhumâ] : "Le Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] a dit : "man tachabbaha biqawmin fahuwa minhum/Celui qui imite un peuple (leur ressemble), il en fait partie."" (Abû Dâwûd et authentifié par Ibn Hibbân. Source : Bulûghu-l-marâm.-La réalisation du but de : Al-Hâfiz Ibn Hadjar Al-'Asqalânî -rahimahu-l-lâh, l.16 : "kitâbu-l-djâmi'.-Le livre de généralités.", chap.3 : "bâb : az-zuhdi wa-l-wara'.-Ascétisme et piété.", h.n°1269. Également : Rapporté par Ahmad 2/50 et Abû Dâwûd : 4/314). Également il dit [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] : "Faites le contraire de ce que font les polythéistes./khâlifû-l-muchrikîn." (Muslim : 1/222. N°259).

11- La plus part du temps la célébration de sa naissance [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] est fêté dans le chirk/polythéisme ! En effet, certains croient que le Prophète [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] assiste à la célébration. Alors, certains profèrent des propos tel que : "Yâ nabiyya-l-lâh ! Yâ rasûla-l-lâh ! Yâ habîba-l-lâh ! As-salâmu 'alayka ! /Ô Prophète d'Allâh ! Ô Messager d'Allâh ! Ô bien-aimé d'Allâh ! Paix soit sur toi ! ". Vous rendez-vous compte de ces paroles ? Innâ lillâhu wa innâ ilayhi râdji'ûn ! Je me contente de citer un seul verset et hadîth : (Dis : "Je n'invoque QUE mon Seigneur et ne Lui associe personne".) [72/20]. Cela constitue une forme d'excès à son égard alors que lui-même [sallâ-l-lâhu 'alayhi wa sallam] a dit : "Prenez garde à l'exagération (al-ghulûw) [dans la religion] car [la cause] de la perte de ceux qui vous ont précédés n'est autre que l'exagération." (Rapporté par An-NASA î : 5/268. Ce hadîth a été authentifié par Chaykh Al-Albânî dans les "Sunan An-Nasâ î" sous le numéro : 2863).

Eh bien malgré tout cela, certains  célèbrent sa naissance en organisant des regroupements, des goûters et des chants.

Wa-l-lâhu-l-musta'ân...

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Published by ihsan
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 00:02

http://s2.e-monsite.com/2010/01/23/12/resize_550_550//coeur-bleu.jpg 

 

La querelle, en se développent en s’enracinant et en multipliant les ramifications des ses épines, détruit la fraicheur de la foi, tue la bonté et l’amour de la paix qu’elle inspire. Et il n’y a plus alors aucun bien dans l’observation des rites prescrits, qui n’apportent plus aucune protection à l’âme. Souvent, la querelle s’empare des esprits de son auteur et le pousse à commettre des écarts avilissants pour la grandeur d’âme et des péchés graves qui font encourir la malédiction.

 

Souvent l’œil courroucé pointe une zone sombre. Aveugle aux vertus, amplifiant les vices, l’âme cède, sous l’emprise de la haine et du ressentiment, au voyeurisme et a la confection des mensonges.

Ce sont autant d’attitudes abhorrées par l’islam qui met en garde contre ces abominations et fait de leur éradication les meilleures œuvres pour se rapprocher de Dieu.

 

En effet, l’envoyé de Dieu (saws) a dit : « voulez vous que je vous indique ce qui est meilleur que le jeune, la prière et l’aumône ? les gens présents lui ont dit : Certes, oui ! il a dit : C’est d’endiguer l’inimité et l’animosité, car laisser se propager l’inimité constitue la haliqa (celle qui rase) ; je ne dis pas celle qui rase seulement les cheveux, mais celle qui rase la foi. » (At Timidhi)

 

Le démon ne parvient peut être pas  a faire de l’homme sensé et raisonnable un adorateur d’idole, mais il peut, lui qui est trop attaché a la séduction de l’homme et a sa perte, parvenir à l’éloigner de son seigneur au point qu’il ignore ses devoirs encore plus que l’idolâtre délirant. Pour mener a bien cette machination le démon s’emploie avec ruse à allumer les feux de l’animosité dans les cœurs. Une fois ce feu allumé, le démon se réjouit du spectacle de ces flammes qui brulent le présent et l’avenir des hommes et qui engloutissent leurs liens et leurs vertus.

 

L’envoyé de Dieu (saws) a dit : « Satan a perdu définitivement l’espoir d’être adoré par les orants dans la presqu’ile arabique mais il ne désespère pas de semer la discorder entre eux. » (mouslim)

 

Il y a des vices contre lesquels l’islam a mis en garde, et il convient de connaitre leur source principale. En effet, tous ces vices se ramènent, malgré la diversité de leurs formes, a un mal unique : la haine

Il en est ainsi de la calomnie des innocents. C’est un crime vers lequel pousse la haine. Comme la calomnie a pour effet grave d’altérer les réalités et de blesser les personnes vertueuses, l’islam la considère comme le pire des mensonges

 

A’icha rapporte que l’envoy » de Dieu (saws)a dit a ses compagnon : « savez vous qu’elle est auprès de Dieu la pire forme d’usure (al riba) ? ils ont dit : Dieu et son envoyé le savent mieux ! il a dit : la pire forme d’usure pour Dieu c’est la violation de la réputation d’un individu musulman, puis l’envoyé de Dieu (saws) récita ce verset : « Ceux qui offensent injustement les croyants et les croyantes se chargent d’une infamie et d’un péché notoire » [sourate Al Ahzab verset58]

(Abou Ya’la)

 

Extrait de  l'éthique du musulman (Mohammad AL GHAZALI)

 

Que Dieu nous accorde assistance et succès

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 20:02

http://www.astrosurf.org/luxorion/Documents/orage-seabeck.jpgL’orgueil peut aboutir à la tyrannie. En cette période très agitée dans certaines régions du monde, nous demandons à Allah des dirigeants justes.

Le sermon de H.Ramadan rappel  que le croyant doit refuser avec force toutes formes  d’injustice.

 

Louange à Dieu, Maître des univers.Nous témoignons qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad est le Messager de Dieu.

Mes chers frères et sœurs en Islam, je vous recommande ainsi qu’à moi-même la piété et le fait de craindre Dieu.

 

Sachez, mes frères et sœurs en Islam, que cet univers a un Créateur qui le domine et le gère, et où rien n’arrive, sinon par Sa volonté. Dieu dit de Lui-même dans le Coran : « C'est Lui le Dominateur Suprême sur Ses serviteurs; c'est Lui le Sage, le parfaitement Connaisseur. » (Coran, 6, 18) Sur ce fondement, nous ne craignons que Dieu, et nous ne trouvons appui qu’en Lui, et nous ne sommes fiers que de Lui, et nous ne nous en remettons qu’à Lui.

 

Dieu a fait de la justice le fondement des sociétés humaines, et la justice renforce les liens d’amour entre les hommes, les conduit à l’obéissance et à se conformer aux règles communes. Par elle, un pays prospère, ses ressources matérielles vont croissant, ses nouvelles générations sont bénies, et son gouvernement est en sécurité. Et c’est pourquoi Dieu a ordonné la justice et l’équité :

 

« Certes, Dieu commande la justice, la bienfaisance et l'assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l'acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. » (Coran, 16, 90)

 

C’est en s’exerçant avec équité que la souveraineté se maintient, et c’est en étant juste que le souverain conquiert les cœurs. Si par contre il se montre injuste et tyrannique, il n’est maître de rien. Il ne voit autour de lui que les opportunistes et les hypocrites, alors que les opprimés invoquent Dieu contre lui nuit et jour.

 

Tout comme Dieu a fait de l’injustice la cause de l’anéantissement des oppresseurs. Dieu dit dans le Coran :

 

« Et voilà les villes que Nous avons fait périr quand leurs peuples commirent des injustices, et Nous avons fixé le moment de leur destruction. » (Coran, 18, 59)

 

L’iniquité de ceux qui agissent de façon injuste n’échappe en aucun cas à Dieu, – Exalté soit-Il. Dieu dit dans le Coran : « Et ne pense point que Dieu soit inattentif à ce que font les injustes. Il leur accordera un délai jusqu'au Jour où leurs regards se figeront. » (Coran, 14, 42)

 

Dieu accorde un délai à celui qui est injuste, sans pour autant le laisser à lui-même. D’après Abû Mûsâ – que Dieu soit Satisfait de lui – le Messager de Dieu a dit : « Dieu – à Lui la Puissance et la Majesté – accorde un délai à celui qui est injuste, et lorsqu’Il se saisit de lui, il ne lui échappe pas. » Puis le Prophète (saw) récita (le verset suivant) : « Telle est la saisie de ton Seigneur quand Il saisit les cités alors qu'elles sont injustes. Sa saisie est bien douloureuse et très dure.» (Coran, 11, 102)

 

Un autre passage du Coran montre que dans toute nation se trouvent de grands criminels. Dieu dit : « Ainsi, Nous avons placé dans chaque cité de grands criminels qui y ourdissent des complots. Mais ils ne complotent que contre eux-mêmes et ils n'en sont pas conscients. » (Coran, 6, 123)

 

Ce verset montre explicitement que les ruses de ceux qui fomentent des troubles se retournent contre eux-mêmes. Ce qui est confirmé par d’autres versets : « Cependant, la manoeuvre perfide n'enveloppe que ses propres auteurs. » (Coran, 35, 43) Et s’ils disposent de stratagèmes, ils doivent comprendre que le plan de Dieu les dépasse complètement. Dieu dit dans le Coran : « Ils ourdirent une ruse et Nous ourdîmes un stratagème sans qu'ils s'en rendissent compte. Regarde donc ce qu'a été la conséquence de leur stratagème : Nous les fîmes périr, eux et tout leur peuple. » (Coran, 27, 50-51)

 

Et même lorsqu’ils sont supérieurs en nombre et en armes, les ennemis de Dieu ne sauraient échapper à la toute puissance de leur Créateur. Dieu dit dans le Coran : « Que les négateurs ne pensent pas qu'ils Nous ont échappé. Non, ils ne pourront jamais Nous empêcher (de les rattraper à n'importe quel moment). » (Coran, 8, 59)

 

Mes chers frères et sœurs,

L’Islam a encouragé ses adeptes à faire face au dirigeant en lui donnant les meilleurs conseils et les meilleures orientations. Il a incité les croyants à s’exprimer par une parole de vérité devant les tyrans, dût-il leur en coûter la vie. D’après Jâbir – que Dieu soit Satisfait de lui –, le Prophète a dit : « Le maître des martyrs, c’est Hamza Ibn ‘Abdi -l- Muttalib, et un homme qui s’est levé devant un chef tyrannique, qui l’a sermonné en lui ordonnant le bien et en lui interdisant le mal, et que le tyran a tué pour cela. » Cette action est même la meilleure forme de combat. D’après Abû Sa‘îd al-Khudrî – que Dieu soit Satisfait de lui –, le Messager de Dieu a dit : « Le meilleur jihâd – la meilleure forme de combat – consiste à dire une parole équitable auprès d’un chef tyrannique. »

 

Accomplir ce devoir réclame une foi inébranlable, une certitude profonde, et  aussi le fait de s’en remettre à Dieu, de ne craindre que Lui, et d’être habités par la conviction que les créatures ne peuvent nous être utiles ou nous nuire, nous donner la vie ou nous faire mourir. C’est cela qui donne au croyant une forte volonté, une sincère résolution, un courage qui le conduit à dire et à proclamer la vérité, à se confronter au dictateur et à refuser l’injustice. Et tout cela est clairement exprimé par cette parole du Messager de Dieu : « Qu’en aucune façon la crainte des gens n’empêche un homme de dire la vérité s’il la connaît. Et certes, le meilleur des combats consiste à dire une parole de vérité auprès d’un chef tyrannique. » Car en vérité, mes frères et sœurs en Islam, le tyran n’a pas le pouvoir de nous faire mourir avant notre heure, ou de nous retirer la subsistance que Dieu nous a destinée. Ce pouvoir-là réside entre les Mains de Dieu Seul.

 

Mes chers frères et sœurs en Islam,

Celui qui considère la situation dans laquelle nous sommes plongés à l’heure actuelle, ainsi que ce qui se passe à l’échelle internationale, observe très clairement que la tendance générale mondiale s’oriente vers la volonté de réduire à l’état d’asservissement l’ensemble des pays musulmans. Elle vise à faire en sorte que la rébellion et la corruption s’étendent à toutes les nations, et que le feu qui se propage ainsi touche chaque croyant.

Il se peut même que cela entre dans un plan plus vaste encore, qui vise à écarter l’Islam afin qu’il ne gouverne pas, quand bien même cela se produirait par le biais de la démocratie. Il vise à faire en sorte que les musulmans n’aient plus aucun pouvoir de décision politique en ce qui concerne leurs pays, et qu’ils ne puissent retrouver leur dignité et leur liberté.

 

La philosophie des tyrans se traduit par la mondialisation de l’asservissement des peuples, la propagation de la corruption et de la permissivité, le fait de répandre l’injustice et la division au sein des sociétés. Cela, afin de défendre des intérêts purement matérialistes, et de satisfaire leur volonté de domination et d’ingérence.

Car si le colonisateur a plié bagage, son influence et sa domination subsistent.

 

Mes chers frères et sœurs en Islam,

Des millions d’Egyptiens, après leurs frères tunisiens, sont dans la rue pour dire NON au dictateur, président illégitime, chef d’un gouvernement illégitime, doté d’un parlement illégitime.

 

Au lieu de répondre à l’exigence du peuple, Moubarak a préféré sacrifier des vies, et provoquer des violences en engageant, aux côtés de la police secrète, des hommes de mains payés pour faire un ignoble travail : devant des manifestants venus pacifiquement exprimer leurs revendications, ils ont utilisés des armes et ont répandu le sang.

Sachez, mes frères et sœurs en Islam, que la conduite de cet odieux dictateur est dictée par des mains cachées, celles-là mêmes qui lui avaient ordonné de fermer la frontière de Gaza, alors que des enfants palestiniens étaient massacrés ! Ces mains ne connaissent pas la miséricorde.

 

Ce sont ces mêmes mains souillées qui tuent des innocents en Afghanistan, en Irak, en Tchétchénie et au Pakistan. Et qui voudraient s’étendre à l’Iran.

Sachez que pendant des décennies, Moubarak n’a été maintenu au pouvoir par ses alliés étasuniens et sionistes qu’en échange de la défense des intérêts géostratégiques de l’Etat d’Israël et des Américains.

Or ce sont ces mains qui lui ont dicté d’empêcher l’arrivée des camions de ravitaillement vers la place d’at-Tahrîr au Caire, pour affamer et affaiblir les manifestants.

Elles lui ont dicté de provoquer ces violences pour ternir les revendications légitimes du peuple égyptien.

 

Elles lui ont commandé d’écarter les journalistes étrangers trop curieux. Certains – dont nous saluons le courage – ont été pour cela molester, frapper durement et emmener par la police de Moubarak. Ces méthodes sont celles que le gouvernement israélien utilise depuis des années contre les civils palestiniens et contre la presse indépendante.

Tsahal, comme l’armée américaine, interdisent systématiquement aux journalistes d’accéder aux zones sinistrées, là où en période de conflit, des hommes armés massacrent des innocents ou se servent d’armes qui ne sont pas conventionnelles.

 

Cela suffit. Moubarak est un criminel. C’est un militaire et un tortionnaire qui est capable du pire. Il doit s’en aller. Chacun des jours de sa présidence est un désastre pour le peuple qui réclame sa liberté.

 

Cependant, mes frères et sœurs en Islam,

Notre combat est seul légitime. Les foules qui manifestent ne portent pas des armes et n’expriment qu’une volonté : les autocrates soutenus hier par l’Occident doivent être détrônés.

 

Honte à la communauté internationale qui a soutenu de tels régimes !

Honte à ceux qui se protègent de la colère des peuples en collaborant avec leurs tortionnaires.

Honte à tous ceux qui cherchent à étouffer la volonté d’un changement réel !

 

Nous demandons à Dieu qu’Il libère les opprimés du joug de pharaon, qu’Il épargne les femmes et les hommes libres qui risquent leur vie, dans la rue, face au dictateur.

 

Allâhumma âmîn !

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:07

Le terme courant utilisé dans le Qur’an et la Sunnah pour l’Orgueil est "Kibr". Il est différent du mot "Kibar"qui signifie "vieillesse". Le Kibr est considéré comme une des raisons qui empêchera l’accès au Paradis (al-Jannah). 


Le Prophète sallahou aleyhi wa salam a dit :

"Quiconque aura le poids d’un grain de moutarde de Kibr dans son cœur n’entrera pas au Paradis". 

Les Sahabah (compagnons du Prophète Muhammad sallahou aleyhi wa salam) furent terrifiés par cette déclaration. L’un d’entre eux dit au Prophète sallahou aleyhi wa salam "J’aime que mes vêtements et mes chaussures soient propres et beaux". Le Prophète sallahou aleyhi wa salam répondit : "Ce n’est pas cela. Allah est Beau et Il aime la Beauté". 

Il sallahou aleyhi wa salam donna alors la signification : 

al-kibru batarul Haqqi wa ghamtun naas 

"Le Kibr est le rejet de la Vérité et le mépris des gens." 

Le Qur’an nous rappelle dans plusieurs versets que ceux qui ont le Kibr "al-moutakabbirine" auront leur place en Enfer. Le Qur’an et la Sunnah s’attaquent ainsi à la racine du problème en rappelant à l’être humain son origine (boue, argile, une goutte de liquide sans valeur, etc.) pour qu’il n’ait aucune raison d’être arrogant. 

 

Les deux principales parties du Kibr sont celles mentionnées dans le Hadith précédent : 

1. Batar-ul-Haqq : Rejet de la Vérité 

Il est manifesté lorsque quelqu’un n’accepte pas la Vérité qui lui est présentée avec les preuves évidentes du Qur’an et de la Sunnah. Il est à rappeler qu’il y a souvent lieu à de multiples interprétations ; par conséquent, accepter une interprétation au lieu d’une autre n’est pas un signe de Kibr. 

Le Kibr c’est penser que sa propre opinion passe avant la vérité claire (preuve textuelle). Est inclus dans Batar-ul-Haqq (Rejet de la Vérité) le fait qu’on accepte la vérité de manière sélective : c’est-à-dire lorsqu’elle sert l’intérêt personnel ou lorsqu’elle provient de certaines personnes et pas d’autres. 

 

2. Ghamt-un-Naas : Mépriser les autres 

C’est le fait de se sentir supérieur aux autres. 

L’Imam Ghazali nous rappelle qu’il y a souvent une raison de penser le contraire, c’est-à-dire que n’importe qui peut être meilleur que vous. Par exemple, lorsque vous voyez une personne moins riche que vous, il faut vous dire : "cette personne aura moins de compte à rendre le Jour du Jugement, elle est donc meilleure que moi." Lorsque vous voyez une personne plus âgée que vous, il faut vous dire : "cette personne a eu plus de temps pour adorer Allah et faire de bonnes oeuvres, elle est donc meilleure que moi." Si elle est plus jeune : "cette personne a eu moins de temps pour désobéir à Allah, elle est donc meilleure que moi" et ainsi de suite. Il faut juste trouver des raisons pour penser que les autres sont meilleurs que vous. 

N’est pas considérée comme une manifestation de Kibr le fait d’exprimer ses opinions de façon énergique et de les soutenir avec tous les arguments possibles. C’est bien sûr dans le cas où on a la volonté d’accepter ses erreurs si on nous prouve qu’elles sont fausses et de reconnaître son ignorance lorsque l’on ne connaît pas la réponse à une question. 

Mais avant de juger les gens gonflés d’orgueil etc., on doit être vraiment attentif aux règles vues précédemment. De ce fait, pourquoi ne pas laisser le jugement à al-Hakam (Le Juge) al-Adl (le Juste), c’est-à-dire Allah Soubhanna wa ta'ala et on se déchargera ainsi à rendre compte de notre jugement le jour de la Résurrection. 

Nous n’avons rien à gagner à être jugé, et les pertes potentielles pourraient être considérables. C’est pourquoi nous devons passer notre temps à regarder au plus profond de notre propre cœur. D’après mon expérience personnelle, avec mon propre cœur, plus je regarde profondément, plus je suis terrifié, car ce que j’y trouve, la plupart du temps, est impensable et honteux. 

Puisse Allah nous aider à nous montrer nos propres défauts et nous aider à les combattre. Et puisse Allah ne pas nous rendre comme celui qui voit une écharde dans l’œil de son frère alors qu’il n’arrive pas à voir une branche d’arbre sortir de son propre oeil, comme le disait Abou Hourairah. w’Allahu Ta’aala A’lam (et Allah est le plus savant)

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 14:02

L’orgueil : c’est le refus de la vérité énoncée par autrui et le mépris des gens.

Le Prophète sallallahu 3alayhi wa sallam a dit ce qui signifie :


«
 L’orgueil, c’est refuser la vérité et mépriser les gens »

[rapporté par Mouslim].


« Refuser la vérité » signifie la rejeter et ne pas l’accepter de la part de celui qui l’a énoncée. « Mépriser les gens » signifie les dédaigner. On comprend de ce
 hadith que l’orgueil consiste à refuser la vérité dite par quelqu’un d’autre tout en sachant pourtant qu’il a raison, et ce parce que l’autre est plus jeune ou pauvre, un élève ou encore quelqu’un de faible. « Mépriser les gens » signifie les considérer avec dédain : par exemple faire preuve d’orgueil à l’égard d’un pauvre et le regarder d’un œil méprisant, se détourner de lui ou bien s’adresser à lui d’une manière hautaine.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 13:41

http://www.maison-natilia.fr/fichiers/images/images/illus2.jpg"Il y a une dimension naturelle : ma colère est naturelle, mais me laisser aller à la colère peut être de l’orgueil ; au contraire, maîtriser ma colère peut être l’humilité suprême. Donc un état d’innocence première, important dans la tradition musulmane, et sur lequel se greffe une deuxième notion, qui découle de tout ce que l’on vient de dire."

 

Après avoir dit cela, on peut discerner pour l’être humain trois qualités fondamentales que l’on retrouve affirmées chez tous les philosophes musulmans. Elles pourraient faire l’objet d’un débat que l’on peut mener - et qui a été mené - avec la tradition chrétienne (beaucoup moins avec la tradition juive qui est plus proche de la tradition musulmane sur ce point).


L’innocence de l’homme


Le premier état de l’homme, c’est son innocence. Dans la tradition musulmane, il n’y a pas de notion de péché originel. C’est un état d’innocence totale, à tel point que, même lors des luttes qui opposaient les polythéistes et les musulmans de son époque, dans un rêve, le Prophète Mohammed voit les enfants de ses adversaires au Paradis et se demande comment les enfants de ses persécuteurs peuvent aller au paradis. C’est que Dieu ne comptabilise pour chacun que ses propres actes. Les enfants ne paient pas pour leurs parents. Ils sont tous innocents et Dieu les considère comme tels.

 

Cela est très important pour la compréhension même de l’humanisme. Si on commence par l’innocence, on est dans un rapport à soi qui est un rapport de non-culpabilité première. On ne peut être coupable d’être et de réagir en tant qu’être humain, On ne peut être coupable de sentir en soi la colère, la violence ou la haine. En revanche, et c’est très important, on devient coupable si on les laisse se développer en soi,, si on en perd la maîtrise et si on se soumet à ce qui s’exprimera du fait de cette perte de maîtrise. Il y a une dimension naturelle : ma colère est naturelle, mais me laisser aller à la colère peut être de l’orgueil ; au contraire, maîtriser ma colère peut être l’humilité suprême. Donc un état d’innocence première, important dans la tradition musulmane, et sur lequel se greffe une deuxième notion, qui découle de tout ce que l’on vient de dire.

 

La responsabilité de l’homme


Tout de suite après l’innocence il y a la responsabilité. Un être responsable dans les faits, responsable en particulier de son innocence ; c’est le plus grand défi pour un être humain.

 

Il semblerait que l’on soit proche ici des positions de J.-P. Sartre, exprimées par lui dans L’Etre et le Néant et résumées - peut-être mal résumées - dans sa conférence de 1946 L’existentialisme est un humanisme. Nous sommes condamnés à être libres, dit J.P. Sartre, et cette dimension de liberté absolue nous donne une responsabilité qui est première. Or dans la tradition musulmane, il y a bien l’idée d’une responsabilité première de l’homme. Mais, pour l’Islam, il y a d’abord cette dimension originelle de la Transcendance, sur laquelle on vient d’insister longuement, et c’est sur elle que se fonde la responsabilité première de l’homme.


L’humilité de l’homme - Entre Dieu et l’homme, un double rapport d’exigence et de confiance


A la responsabilité s’ajoute un élément très important, également constitutif de l’homme du fait de cette "étincelle" qui précède la raison : nous voulons parler de l’humilité. C’est une notion un peu difficile qu’en Occident on placerait volontiers dans la mystique ou la spiritualité. Dans la tradition musulmane, c’est une notion fondamentale.

Quand l’innocence croise le chemin de la responsabilité, ce qui est demandé devant Dieu, au nom de l’innocence que Dieu offre et au nom de la responsabilité qu’Il demande, c’est l’humilité. Etre humble, c’est donc à la fois reconnaître que Dieu est, reconnaître ce qu’Il est, et en même temps savoir ce que l’on peut faire au nom de ce qu’Il est. D’où, entre Dieu et l’homme, un double rapport d’exigence et de confiance.

Dieu a confiance en l’homme, Il ne se méfie pas de l’homme. Mais en revanche il lui demande de se méfier de lui-même. Le rapport de confiance réciproque est total. Ce qui est inversé, c’est que l’homme doit avoir complètement confiance en Dieu mais qu’il doit savoir que les hommes, lui-même comme les autres, sont capables de tout. Il n’y a, par conséquent, dans la tradition musulmane, aucune pensée prométhéenne, au sens d’une attitude de révolte vis-à-vis de Dieu. On ne se plaint pas de celui en qui on a confiance. Par contre se plaindre de soi, se plaindre des êtres humains, être révolté contre ce que l’homme peut faire peut être légitime. Mais jamais on ne se révolte contre ce que Dieu exige.

Faisons un instant allusion à des événements survenus en Belgique, qui avaient choqué certains musulmans. Il s’agit de l’affaire Dutroux et de la "marche blanche". Parmi les jeunes filles victimes il y avait une musulmane. Des musulmans avaient donc participé à cette marche. A un moment donné, le prêtre qui officie se tourne vers Dieu et le questionne. Dans la tradition chrétienne cela est pleinement compris ; c’est un acte de profonde piété. Mais les musulmans s’interrogeaient : comment peut-il parler à Dieu comme cela ? comment questionner Dieu ? Il y avait là une relation au Divin qui n’existe pas pour les musulmans. On ne questionne jamais Dieu sur ce qui s’est passé. On ne peut que se questionner soi-même sur ce que l’on aurait dû faire pour que cela ne se passe pas.

 

Dans la tradition musulmane cette attitude va revêtir deux aspects importants. Pour tout ce qui concerne le rapport à Dieu - ce que dans la tradition chrétienne on appelle le culte - c’est Dieu qui règle le culte, de façon extrêmement précise. Dans le culte, on n’intervient pas avec sa raison : les musulmans prient selon des textes très précis. Il n’y a pas, dans ce rapport à Dieu, le moindre choix possible. Les prescriptions relatives aux cinq prières par jour définissent une gestuelle très précise. Cela ne veut pas dire qu’entre les prières, on ne soit pas libre d’avoir un rapport à Dieu d’une autre sorte, un rapport de dialogue. Mais ici il s’agit de la prescription du culte. Dans la tradition musulmane, le culte est minutieusement réglé.

 

Par contre la vie en général, les affaires sociales, les comportements et les pratiques sont seulement orientés. On règle et on précise tout ce qui est de l’ordre du rapport à Dieu ; on oriente tout ce qui concerne le rapport entre les hommes. Par orientation il faut entendre un horizon éthique : il y a des limites. Dieu a confiance en vous, vous êtes libres d’aller dans tel ou tel sens, mais on ne fait pas n’importe quoi avec ses propres connaissances.

 

On comprend ainsi que, dans la tradition musulmane, il y a une double posture de l’humain. Par rapport au Transcendant, une exigence, une rigueur, une discipline personnelle face au divin : les cinq prières par jour, le jeûne, le pèlerinage, le fait de donner une taxe sociale purificatrice, en somme les "Cinq Piliers de l’Islam" sont prescrits dans toutes les communautés, dans toute l’histoire de la philosophie musulmane et ne se discutent pas. Le rapport à Dieu est du domaine du réglementé et donc de l’exigence.

 

A l’inverse, dans le rapport à l’homme, tout ce que l’on trouve dans les traditions et qui répond à l’innocence, à la responsabilité et à l’humilité, sont des orientations éthiques, des grands principes. Libérons la raison, mais posons des limites ; libérons l’autonomie rationnelle, mais prenons garde. Une autonomie rationnelle qui ne se référerait plus qu’à ses propres règles peut mener à l’excès, à l’orgueil, à un humanisme tendant vers le totalitarisme, en prenant l’homme comme centre de tout et finalité de toutes choses, ce qui peut être d’un danger extrême (pensons aux questions qui nous sont posées par les sciences aujourd’hui).

 

Donc autonomie de la raison quant à ses méthodes et ses pratiques(2) ; on a confiance dans cette faculté humaine. Mais toujours avec un souci venant de al-Fitra, cet horizon originel, qui met en évidence les limites et les principes éthiques. En définitive, une autonomie de la raison qui ne dise pas l’orgueil mais qui exprime l’humilité : tout est là. La raison peut-être l’expression du plus vivant orgueil mais peut être aussi, quand elle est nourrie par une lumière, l’expression d’un rapport très humble à l’Univers. Jamais, sauf quelques rares cas très contemporains, il n’y a eu de philosophe musulman qui ait séparé le savoir de l’éthique. Chez tous, à l’instar d’Averroès et d’Avicenne, ce souci d’unité est fondamental. Même quand ils parlent du rationnel et qu’ils veulent marier l’horizon religieux et l’horizon philosophique, ils n’oublient jamais cette double dimension d’une rationalité et d’une éthique.

 

Quel homme, donc, pour la pensée musulmane ? un homme avec une innocence, une responsabilité, une humilité ; un homme qui, dans son lien avec Dieu, se soumet à l’exigence d’une pratique cultuelle rigoureuse ; et qui, dans son rapport avec les autres hommes, dans sa pratique sociale, dans son rapport aux sciences, à l’organisation sociale et économique et à l’émergence d’une culture, peut être objet de confiance et jouit de sa liberté dans le cadre de principes qui orientent. Ces principes n’enferment pas, ils donnent des horizons essentiels, des horizons de respect de la dignité humaine, de respect des équilibres et de respect d’une certaine morale.

 

 

(2) On sait d’ailleurs que dans la tradition musulmane, et si l’on en revient au Moyen-Age, il y avait, en matière de mathématiques et de sciences expérimentales, des avancées considérables que connaît bien l’histoire des sciences et dont la transmission à l’Europe fut pour cette dernière quelque chose d’extrêmement important.

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