Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Rappel de Dieu
  • Le Rappel de Dieu
  • : Ce blog est destiné à tous les musulmans qui cherche à se rapprocher d'Allah par Sa Parole et celle de notre bien aimé prophète(saw). Par ailleurs, les non- musulmans qui veulent apprendre ou s'intéresser l'islam et ses innombrables richesses sont les bienvenues. Des thèmes, des histoires, de la spiritualité..y sont abordés. Contact : le-rappel@live.fr vos suggestions sont les bienvenues. ACCUEIL
  • Contact

Evènement

Thème du moment

Vaincre les tentations

 

La lutte contre les tentations, le plus souvent appeller en arabe " jihad nafs" littéralement  "effort contre son égo", implique pour le musulman de faire les efforts pour aboutir à une maitrise de soi.

Cela suppose un effort intellectuel pour disserner la limite entre le bien et le mal, entre le "hallal" et le" hram", entre la bonne action et la mauvaise action.

Cependant, l'effort intellectuel ne suffit pas. En effet, il est necessaire d'agir en consequence pour arriver à gérer et à controler son instinct et ses pulsions . Pour cela le croyant doit se contenir en étant maître de son ego.

C'est pourquoi le musulman est appeller à délaisser l'illicite pour parfaire son caractère et à se rapprocher du modèle, à savoir le prophète Mohammed (saw).

      Qu'Allah face de nous des musulmans sincères.

Allahouma amine.

Archives

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 14:23

Suite et fin de l'extrait du livre au sujet du despotisme et de la corruption.

 

fort.jpg

 

Le Combat

 

L’auteur commence ce cinquième chapitre en montrant la différence de comportement à travers l’exemple d’un combat bien incrusté dans l’histoire, entre chrétiens, dont le précepte est de tourner l’autre joue s’il sont souffletés, et musulmans, diabolisés et accusés de terrorisme, à savoir : Les Croisades du Moyen-âge. Lorsque les croisés pénétrèrent à Jérusalem, ils égorgèrent 70.000 habitants, puis leur chef écrit au Pape lui annoncer que les sabots de leurs chevaux pataugeaient dans une mare de sang des musulmans… Mais lorsque les musulmans, sous l’égide de Salah Eddine (Saladin !) récupérèrent la ville et annoncèrent une amnistie générale, ils permirent à leurs ennemis de quitter sains et saufs. (...)

En fait, le musulman n’a pas le droit d’attaquer, de commencer une agression, et s’il doit répondre à une attaque, la réplique ne doit jamais dépasser le degré de l’agression est-il dit :

 « Quiconque alors vous agresse, agressez-le dans la mesure de son agression contre vous. Craignez Allah et sachez qu’Allah Est avec ceux qui craignent » (al-baqara, 194).

 « Et s’ils s’inclinent vers la paix, incline-toi aussi et fie-toi à Allah. Il Est, Lui, l’Omni-Audient, le Tout-Scient » (al-anfâl, 61).

 

L’Islam, comme il prescrit que le combat soit pour repousser une agression, prévoit qu’il faut se prémunir contre la sédition, et échafaude sa doctrine du Jihad sur l’idée de « Nul contrainte en la religion », car la contrainte ne constitue jamais une foi. C’est pourquoi le Prophète a la mission de rappeler seulement :

 « Rappelle donc, tu n’es qu’un rappeleur : tu n’es pas un dominateur pour eux » (al-ghachia, 21, 22).

 

L’Esclavage

 

L’esclavage, sur l’épaule duquel s’éleva la civilisation Romaine, Grecque, Perse ou autre, continuait à se déplacer entre l’Orient et l’Occident jusqu’au début du siècle dernier. Cette tare sociale, la religion ne la reconnaît point, et les Prophètes Jésus et Mohammad (saws) ne l’admettaient pas, bien que les palais de ceux qui gouvernèrent, au nom de ces deux Prophètes, regorgeaient de ces opprimés.

 Il est étonnant de voir, précise l’auteur, combien une jeunesse formée à la culture occidentale, impute à l’Islam cette imperfection d’esclavagisme, sous toutes ses formes, et reporte à l’Occident seul le mérite d’avoir mis fin à l’esclavage !

 
Avec courage, El Ghazali ne nie point la part qu’assument quelques musulmans, qui rabaissèrent les enseignements de leur religion jusqu’à l’abjection. Mais c’est avec raison qu’il met ce crime à sa juste place, et signale en passant, que la guerre entre le Nord et le Sud, en Amérique, éclata pour mettre fin à l’esclavage qui ternissait la face de ce continent. Et là d’ajouter : L’Islam faisait-il part de l’esclavage en Amérique ?!

 
Quand vint l’Islam, l’esclavage était un des pivots de la vie économique et sociale dans le monde. Ses causes et ses raisons dépendaient des concupiscences et des orgies des forces gouvernantes. Inutile d’ajouter que le Qur’ân est le seul Texte divin qui incite à l’élimination de cette défectuosité sociale, à libérer ces opprimés, malgré la difficulté que cela représente au propriétaire de l'esclave :

 « Il n’a pas affronté l’obstacle. Et que sais-tu qu’est-ce que l’obstacle ? C’est l’affranchissement d’un esclave, ou bien nourrir en un jour de famine, un orphelin d’une certaine parenté, ou un miséreux en grande nécessité » (al-balad, 11-15).

 

En fait, il n’y a aucun texte, ni dans le Qur’ân ni dans la Sunna du Prophète (saws) qui ordonne ou permet l’esclavage. Par contre, on trouve des centaines de textes qui appellent à les traiter humainement, à les instruire, et incitent à leur émancipation. Il est à noter que l’Islam ordonne la libération des serfs ou des esclaves, surtout si ceux-ci le désirent :

 « ...Et ceux qui demandent l’affranchissement par écrit, si vous trouvez du bien en eux, et donnez-leur des biens qu’Allah vous A Donnés. Et ne contraignez pas vos filles esclaves à la prostitution, quand elles désirent la continence, pour vous procurer les vanités terrestre. Et quiconque les contraint, alors Allah, après qu’elles avaient été contraintes, Est Absoluteur, Miséricordieux » (an-nûr, 33).

 

Une des vérités à mettre en lumière est que l’Islam établit ses dogmes et ses principes de sorte que tous les êtres humains jouissent d’un degré égal de liberté et de droits, et prohibe de porter atteinte ou d’agresser la liberté d’autrui. L’Islam n’a point fait de l’esclavage un sixième à ses cinq piliers, mais bien au contraire, il vise à assainir le monde, à le délivrer des tumeurs du despotisme, afin que la pensée libre puisse pénétrer tous les domaines.

 

Rayons de liberté

 

La nature du bien est la clarté d'agir librement, quant à la nature du mal c'est le mystère louche et l'ambiguïté. L'homme franc ne craint rien si jamais ses actes sont rendus publiques, tandis que le malveillant fera tout pour cacher des coins d'ombre de sa vie ou de ses actes. Même remarque pour les gouvernants. C'est pourquoi le despotisme politique, en tout temps et en tout lieu répugne la liberté de critique. Cette liberté qui est une des caractéristiques de l'Islam, qui consiste à entraver les recoins du despotisme. Bien plus, il fit de la critique et de la guidance une obligation qui suit la foi :

 "Vous étiez la meilleur communauté produite pour les hommes : vous commandez le bon usage, vous interdisez le répréhensible, et vous croyez en Allah" (al-Imran, 110).

 

D'un autre coté, on ne peu ignorer la relation entre l'individu et la communauté où il vit, ni ignorer la réciprocité entre l'individu et son environnement. S'entre recommander la vérité et la patience, au profond sens du terme, est un des pivots de la prospérité :

"Certes, l'être humain est sûrement en perdition : sauf ceux qui devinrent croyants et ont les œuvres méritoires, et se conseillent la vérité, et se conseillent la persévérance" (al-'asr 2,3).

 Le musulman a l'obligation d'éviter de conseiller le mal, et de conseiller le bien, de assainir la société de ses dépravations. Son message sur Terre n'est seulement pas sa personne mais toute la société :

"Le croyant et la croyante sont protecteurs les uns des autres. Ils commandent le convenable et interdisent le répréhensible, accomplissent la prière, s'acquittent de la Zakât, obéissent à Allah et à son Messager. Ceux-là, Allah leur Fera Miséricorde. Certes, Allah Est Invincible, Sage" (at-tawba, 71).

Cette position s'applique et se professe sous le critère précis que dicte le Prophète (saws) : "Le musulman est le frère du musulman, ni il lui est injuste, ni il le trahit". C'est pourquoi l'Islam prescrit trois principes qui se complètent : Refouler l'injuste ; Prendre la défense de l'opprimé ; Inciter autrui à participer au refoulement de l'agression et de la fraude.

 
La fonction de tout gouvernement d'un pays musulman est d'être gardien de la foi, d'établir la justice, de veiller aux intérêts de la société. Si ce gouvernement penche vers l'abus, il est du devoir des peuples de le ramener au juste chemin ; s'il porte atteinte à la foi, plonge dans l'athéisme et l'injustice, il est nécessaire de le destituer de ses fonctions. Car se jouer des intérêts de la communauté et une odieuse catastrophe, prendre leur défense est une vraie obligation.

C'est pourquoi le Qur'ân insiste en plusieurs Versets à prémunir les musulmans de ne point fléchir à la tentation des dénégateurs :

 "O vous qui devîntes croyants, si vous obéissez à ceux qui devinrent mécréants, ils vous feront retourner sur vos pas, alors vous deviendrez des perdus " (al-Imran, 149). Et le Prophète (saws) de mettre en garde : "La pierre meulière de l'Islam tourne, tournez donc avec l'Islam où il se dirige. A savoir : le Qur'ân et le gouvernant se sépareront, ne vous séparez point du Livre. Vous aurez des gouvernants dévoyeurs, qui réalisent pour eux-mêmes ce qu'ils ne font point pour vous ; si vous leur obéissez ils vous égarent, et si vous leur désobéissez ils vous tuent".


A ceux qui se demandent que faire ? Le Prophète (saws) répond : "Une mort dans l'allégeance d'Allah est meilleur qu'une vie dans la désobéissance d'Allah". Dire la vérité, l'implanter dans une société est une politique qui ne doit jamais s'éloigner de l'esprit des imams et des réformateurs, assure Cheikh Ghazali.

 

 

Leçons du passé

 

Dans ce huitième et dernier chapitre, cheikh al Ghazali fait la synthèse de son œuvre en montrant comment l'islam est une croyance et un système, une croyance qui vivifie le cœur, et un système qui dirige la communauté. Passant en revue les différents régimes politiques qu'a connu l'application de l'Islam, il précise que le travail de la foi n'est pas seulement d'amender l'âme et de constituer l'être accompli, mais c'est un pivot profondément ancré autour duquel se greffe le système social, et l'intégrité de la gouvernance.

 
Veiller à l'éducation musulmane d'un être est une charge multi fonctionnelle : charge qui comprend : la rectitude personnelle, l'éveil de la conscience, l'esprit de fidélité sociale, l'élément de dévouement pour la réalisation du message divin.


Le gouvernement n'est considéré musulman que s'il établit le système prôné par l'islam pour consolider la foi qui donne vie, chaleur et prospérité au système de la communauté. Autant le gouvernement s'applique à cette charge, autant cela représente son rapprochement ou son éloignement de l'Islam. Nous regardons les Lois que l'Islam a Révélé dans le Qur'ân et la Sunna du Prophète (saws), dit le cheikh, comme un critère d'après lequel est évalué tout gouvernement. S'il les accomplit c'est un bon exemple, s'il manque à cette charge c'est un abuseur, un traître ou un apostat.

 
Cheikh Ghazali résume les principes fondamentaux et culturaux de l'Islam, tel que les a précisés l'Imam Hassan el Banna, où l'on trouvera les thèmes suivants :

"Le principe de la Divinité Unique ; la sublimation des instincts ; l'édiction de la loi concernant la rétribution et le châtiment ; l'établissement de la fraternité entre le gens ; relever le niveau de l'homme et de la femme en établissant la solidarité et l'égalité et en précisant la mission de chacun d'entre eux ; sécuriser la société en édictant le droit à la vie, à la propriété, au travail, à la santé, à la liberté, à l'enseignement et à la sécurité pour chaque personne, en délimitant les moyens de revenu ; contrôle des deux instincts : préservation de l'être et perpétuation de l'espèce, en régularisant les requêtes de nutrition et de progéniture ; la sévérité pour combattre les crimes capitaux ; assurer l'unité de la nation en éliminant toute sorte de discrimination ; imposer le Jihad pour assurer les principes de justice prônés par ce système ; considérer l'Etat comme représentant de l'idée, veillant à sa protection, et responsable de sa réalisation pour le bien de toute la communauté.


A quoi el Ghazali ne manque pas d'ajouter ce que le martyr Imam el Banna avait mentionné, des obligations que l'Islam a édicté, pour consolider la communauté :

 "La prière, le repentir et l'amende honorable ; le jeûne, l'abstinence et l'austérité ; s'acquitter de la zakat et faire le bien ; accomplir le Hajj, voyager et contempler la nature ; honorer le travail ; se prémunir de connaissance, d'études, de moralité ; encourager la solidarité sociale et le bon entendement entre le gouvernant et les gouvernés.

 

Conclusion

Dans sa conclusion, Ghazali aborde l'attitude de l'Occident par rapport à l'Islam. Si 14 siècles s'écoulèrent depuis la Révélation de l'Islam, durant les dix premiers le niveau culturel et économique des musulmans était de loin supérieur aux occidentaux. Cela revient à la nature de la religion et non à celle des gouvernants. Mais de nos jours, il n'y a pas un seul pays où les sources et les ramifications de la gouvernance reviennent à l'Islam.

La djahiliya fut de retour lorsque l'Occident s'empara de notre immense patrimoine et nous mit à pieds d'égalité avec ceux qui n'ont point de religion et peut-être un peu moins. La colonisation qu'a mené et mène l'Occident vise à l'appauvrissement des peuples, à l'usurpation des matières premières, à la création de systèmes fiscaux compliqués et déloyaux pour maintenir l'économie des pays conquis sous son emprise ; à priver les nations de leur liberté, de leur droits, de leur dignité et de leur éducation, les maintenant dans une condition subalterne, en réprimant toute tentative d'indépendance.

 

Et pour terminer il assure qu'incontestablement l'Europe et l'Amérique haïssent l'Islam, ses adeptes et leur langue. C'est pourquoi ils chantèrent à l'unisson avec le Sionisme et les Croisés pour éliminer cette religion, en faisant un recrutement général contre l'Islam et les musulmans.


A nous de choisir de vivre, dit-il, entre la servilité et son emprise, ou le retour invincible à la religion pure d'Allah.

Partager cet article

Repost 0

commentaires